lundi, 14 décembre 2015
Par RST le lundi, 14 décembre 2015, 20:38
Comme convenu,
voici la suite de ma note de lecture concernant le dernier ouvrage de
Pierre-Noël Giraud. Autant son utilité n’est plus à démontrer quand il s’agit
d’analyser la situation actuelle et d’imaginer notre futur avec plus ou moins
d’optimisme, autant lorsqu’il s’agit de proposer les moyens d’aller de l’une à
l’autre – que l’on choisira brillant de préférence – la question peut être
posée de savoir à quoi joue exactement notre polytechnicien, passé le stade de
la simple provocation. Comment en effet interpréter autrement ce genre de
prédiction ? : « Les Africains
et les Africaines n’échapperont pas, s’ils veulent s’extraire de l’inutilité
rurale et surtout urbaine, aux sweat shops, aux semaines de 7 jours, aux
dortoirs d’usine surpeuplés, aux contremaîtres brutaux, aux salaires de
subsistance ».
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dimanche, 13 décembre 2015
Par RST le dimanche, 13 décembre 2015, 18:00
Pierre-Noël Giraud peut
sans conteste revendiquer le titre d’homme utile. Son dernier ouvrage intitulé
« L’Homme inutile » et sous-titré « Du bon usage de l’économie » fait partie de
ces livres qu’il faut avoir lu si l’on veut comprendre le fonctionnement de nos
sociétés et tenter d’anticiper ce qui nous attend pour espérer pouvoir réagir
si nécessaire. Giraud a cette capacité, à partir de l’analyse économique qu’il
fait du monde actuel, de nous proposer sa vision du futur en fonction des
politiques qui seront mises en œuvre. Et ça décoiffe, qu’on en juge par cette
prédiction de notre professeur d’économie qui, rappelons-le, est ingénieur de
formation : « Une humanité de 4 milliard
d’individus à la fin du XXIIe siècle, ayant engrangé près de deux siècles de
progrès techniques supplémentaires, vivra très bien, si elle le veut, sur une
planète dont la température moyenne aura augmenté de 4 à 5°C » !
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mercredi, 11 novembre 2015
Par RST le mercredi, 11 novembre 2015, 14:06
J’avais
lu lors de sa sortie en 2010 – Dieu que le temps passe vite – l’ouvrage que Marc
Roche a consacré à Goldman Sachs intitulé « La Banque ». J’avais
exprimé à l’époque mon scepticisme quant à l’intérêt de ce livre, ne voyant pas
très bien où le journaliste financier voulait en venir et à partir de quels
arguments. J’ai lu récemment « Les banksters » du même auteur et je
peux maintenant me faire une idée plus précise sur la démarche de celui qui se
revendique comme un déçu du capitalisme.
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dimanche, 21 juin 2015
Par RST le dimanche, 21 juin 2015, 20:37
C’est un petit
livre qui m’a été recommandé par mon ami André-Jacques Holbecq. « L’hydre
mondiale – L’oligopole bancaire » de l’économiste François Morin se lit
facilement et rapidement. C’est un cri d’alarme dont l’objectif est de dénoncer
l’emprise de la finance sur nos existences, emprise exercée à travers une
poignée de banques systémiques – moins d’une trentaine sur les 40 000
exerçant actuellement dans le monde et 11 pour le noyau dur – constituées en un oligopole bancaire dont la puissance
économique et politique nous prive des moyens d’empêcher l’avènement imminent d’un
cataclysme d’ampleur inédite.
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dimanche, 14 juin 2015
Par RST le dimanche, 14 juin 2015, 12:03
J’ai toujours eu un gros problème :
je suis une feignasse ! Plutôt donc que de passer du temps à rédiger une
note de lecture sur un livre essentiel consacré au système carcéral, je me suis
contenté d’en proposer un passage qui résume bien, selon moi, l’analyse
centrale.
Si vous voulez comprendre pourquoi les prisons se
remplissent alors que la criminalité n’augmente pas nécessairement en
proportion, comment la chaine pénale entraine une surreprésentation des milieux
populaires et des minorités ethno raciales
en milieu carcéral, prendre conscience que la privation de liberté n’est en
réalité pas le seul châtiment réservé aux détenus, ou être convaincu des dégâts
de la politique du chiffre et de la mise en place des peines plancher, lisez « L’ombre
du monde – Une anthropologie de la condition carcérale » de Didier Fassin.
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une annexe
vendredi, 8 mai 2015
Par RST le vendredi, 8 mai 2015, 21:21
Charles Péguy était, on le sait, l’un des
écrivains préférés d’un autre Charles, le Général de Gaulle. Je me devais donc
de m’intéresser un jour ou l’autre à cet auteur. Le hasard m’a récemment mis
entre les mains « Notre jeunesse », publié en 1910. C’est un ouvrage
qui se lit facilement. Le style est agréable quoique particulier notamment parce que Peguy use et abuse des
répétions et des synonymes. Il peut parfois paraitre partiellement obscur car
très lié au contexte politique de l’époque et notamment aux conséquences de
l’affaire Dreyfuss. Mais il surprend le lecteur attentif par une modernité qui
peut laisser penser que rien n’a vraiment changé depuis un siècle. Je vous
propose ci-après quelques citations.
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samedi, 25 avril 2015
Par RST le samedi, 25 avril 2015, 20:32
« À l'heure où s'exacerbent les extrémismes, où attentats, guerres
civiles, répressions font rage, on a tôt fait d'assimiler cette violence inouïe
au choc des cultures et à la peur de la différence. Prenant l'exact contrepied
du discours ambiant, l'un des plus grands intellectuels américains
contemporains bouscule les idées reçues et relance le débat : c'est de la peur
du semblable que naît la violence. Convoquant aussi bien la philosophie que la
psychanalyse freudienne et les sciences humaines, Russell Jacoby revisite cinq
mille ans d'Histoire, du mythe fondateur d'Abel et Caïn à la Saint-Barthélemy,
de la Shoah au génocide rwandais, et propose de nouvelles pistes de réflexion
passionnantes. Pourquoi les guerres civiles sont-elles les plus meurtrières ?
Comment expliquer que les massacres les plus abominables aient été perpétrés
par des bourreaux proches de leurs victimes ? Aurions-nous plus à craindre de
notre propre voisin ? Aujourd'hui plus que jamais, il y a urgence à interroger
les ressorts de la violence, pour mieux œuvrer pour la paix. »
Quatrième de couverture de « Les ressorts de la violence – Peur de l’autre
ou peur du semblable ? » de Russell Jacoby
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lundi, 6 avril 2015
Par RST le lundi, 6 avril 2015, 14:21
C’est la question que 20minutes.fr a posé à l’économiste Jean-François Bouchard, auteur d’une biographie passionnante de Hjalmar Schacht intitulée « Le banquier du diable ». Celui que l’auteur n’hésite pas à qualifier de « plus grand des économistes du XXe siècle » - mais aussi de « salaud ordinaire » - fut indéniablement, grâce à son génie en matière économique et financière, à l’origine de la puissance d’Adolf Hitler auquel il s’opposa ensuite, ce qui lui vaudra d’être déporté en camp de concentration. Dans la deuxième partie de sa vie, il fut l’artisan du succès économique de nombreux pays en voie de développement. Pouvons-nous aujourd’hui tenter d’imaginer, sans pour autant passer pour des nostalgiques du III ème Reich , quelles seraient les recommandations de celui qui sauva à plusieurs reprises l’Allemagne de la ruine ?
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une annexe
mardi, 23 décembre 2014
Par RST le mardi, 23 décembre 2014, 16:51
Lors de la
soirée de lancement du livre de Steve Keen, le 8 octobre dernier, j’eus l’occasion
de demander à l’économiste Australien ce qu’il pensait de la Modern Money
Theory (MMT) ou néochartalisme en français. Il me répondit en utilisant la
métaphore de l’éléphant : il a trouvé un morceau de l’animal qui est
dans la pièce et les néochartalistes en ont trouvé un autre mais ils n’ont pas
encore convergé vers la bête dans sa totalité, alors que les néoclassiques eux,
nient tout bonnement la présence d’un éléphant ! Cette réponse balaya les
dernières hésitations que je pouvais avoir à acheter son livre, déjà convaincu
que j’étais que l’économie est une imposture. Je ne peux aujourd’hui, après
l’avoir lu, que me réjouir de cette acquisition, et pas seulement parce qu’elle
est dédicacée par son auteur.
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dimanche, 21 décembre 2014
Par RST le dimanche, 21 décembre 2014, 20:06
Je viens de
terminer un livre passionnant intitulé « Danton- Le géant de la
Révolution ». Écrit par un journaliste anglais, David Lawday, c’est une
biographie qui se lit comme un roman et qui m’a permis de créer de nouvelles
lacunes dans mon ignorance crasse en histoire. Je vous propose ci-après des
extraits choisis qui, plus de 200 ans après que les faits se soient déroulés,
me paraissent pourtant d’une brûlante actualité. A vous de juger.
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