Eco(dé)mystificateur

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lundi, 16 janvier 2017

De Gaulle et la Sécurité sociale, ou le révisionnisme historique de la gauche

C'est après avoir vu la très intéressante émission d’Arrêt sur Images consacrée à la sécurité sociale et intitulée : "Sécu : Parlons du trou de mémoire et non du trou financier" que j'ai eu envie d'aller voir le documentaire "La Sociale" réalisé par Gilles Perret. On y découvre notamment le rôle qu’a joué un personnage oublié, Ambroise Croizat, dont le rôle a, semble-t-il, été déterminant. J’écris "semble-t-il" parce que en définitive, je ne suis plus sûr de rien, certains choix critiquables du réalisateur ayant regrettablement instillé le doute dans mon esprit. Je ne souscris pas nécessairement à la thèse d Eric Verhaeghe qui, sur son blog, accuse carrément le film de faire dans le révisionnisme historique, mais le fait que le sociologue Bernard Friot puisse affirmer crânement dans le documentaire, sans être contredit, que De Gaulle aurait été contre le projet de sécurité sociale et que c'est pour cela qu'il aurait démissionné en 46, ce qui est grotesque pour quiconque connait un tant soit peu l’histoire de l’époque , me fait m’interroger sur la crédibilité de l’ensemble.

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samedi, 19 septembre 2015

De Gaulle et le coup d'état

Un coup d’état est-il à l’origine du retour au pouvoir du Général de Gaulle en 1958 ? La meilleure réponse à cette question qui a fait couler beaucoup d’encre, je l’ai trouvée dans la biographie que Jean Lacouture a consacré à François Mitterrand. Dans un discours prononcé par ce dernier, on peut lire cette phrase qui résume bien la situation me semble-t-il : « En droit, il tiendra son pouvoir de la représentation nationale ; en fait, il le détient déjà du coup de force... »

lundi, 1 juin 2015

Philippe Kieffer

Philippe Kieffer, né à Port-au-Prince (Haïti) le 24 octobre 1899 et mort à Cormeilles-en-Parisis le 20 novembre 1962, est un officier de la Marine nationale française et Compagnon de la Libération. Durant la Seconde Guerre mondiale, il a créé et dirigé les premiers commandos de la marine française, connus sous le nom des Commandos Kieffer, qui ont combattu lors du débarquement de Normandie.

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vendredi, 8 mai 2015

Qu'avons nous retenu de "Notre jeunesse" ?

Charles Péguy était, on le sait, l’un des écrivains préférés d’un autre Charles, le Général de Gaulle. Je me devais donc de m’intéresser un jour ou l’autre à cet auteur. Le hasard m’a récemment mis entre les mains « Notre jeunesse », publié en 1910. C’est un ouvrage qui se lit facilement. Le style est agréable quoique particulier  notamment parce que Peguy use et abuse des répétions et des synonymes. Il peut parfois paraitre partiellement obscur car très lié au contexte politique de l’époque et notamment aux conséquences de l’affaire Dreyfuss. Mais il surprend le lecteur attentif par une modernité qui peut laisser penser que rien n’a vraiment changé depuis un siècle. Je vous propose ci-après quelques citations.

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jeudi, 13 novembre 2014

De la liberté d’expression

« Ca [la liberté d’expression] vient de la tradition française. De Gaulle, quand Sartre vendait "La cause du peuple" qui n’était peut-être pas un journal le plus nuancé qu’on ait jamais fait, on lui dit : mais il faut l’arrêter ; et lui dit: mais on arrête pas Voltaire. Et donc, je veux dire ça c’était De Gaulle qui était un catholique conservateur, de droite [sic], et cætera. De Gaulle comprenait la liberté d’expression d’une façon que les associations anti-racistes ne comprennent pas aujourd’hui qui sont soi disant de gauche »

Jean Bricmont dans l’excellente émission Hors-Série

dimanche, 28 septembre 2014

Henry Frenay, de la Résistance à l’Europe

Le livre que Robert Belot a consacré à Henri Frenay est remarquable pour différentes raisons. La première est qu’il rend justice à un homme qui, au-delà des polémiques, méritait qu’on lui consacrât enfin une biographie. La deuxième est qu’il apporte sa pierre à l’édifice de l’Histoire de la Résistance notamment en décryptant la violente querelle qui a opposé Frenay et Moulin pendant mais aussi après la guerre. Enfin, troisième raison, et peut-être la plus importante, l’auteur nous montre comment, celui qui – on le sait – fut l’inventeur de la Résistance intérieure, se fit – on le sait moins – le héraut, malheureux, du  fédéralisme européen.

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mardi, 15 juillet 2014

De Gaulle et les partis politiques

« (…) constatant la renaissance des partis politiques dans la France captive, Jean Moulin réfléchissait aux moyens de les associer à la France combattante ; Pierre Brossolette se montrait en revanche hostile à leur égard. (…)

L’inclusion des partis politiques au sein du Conseil de la Résistance constituait [également] un problème. Ce schéma favorisait l’unification de l’armée des ombres et la renaissance d’une vie démocratique, d’autant que de Gaulle s’était engagé à convoquer à Alger une Assemblée consultative. Il aboutissait cependant à priver les mouvements du monopole politique et à remettre en selle des formations discréditées tant par la défaite que par leur inégale participation à la lutte clandestine. (…) le général de Gaulle fut, à la Libération, la première victime des partis dont il avait favorisé la renaissance ! Si de Gaulle, soutenant de son prestige les formations résistantes, s’était appuyé sur elles pour offrir un exutoire politique au gaullisme de guerre, la situation eût peut-être été bien différente. Sur le court terme, l’appui des partis était fondamental pour gagner la bataille de la légitimité ; à moyen terme, elle desservit l’homme du 18 juin, victime en 1946 de formations qu’il avait remises en selle, mais dont son épopée incarnait le discrédit. »

 « Histoire de la résistance 1940-1945 » d’Olivier Wieviorka

vendredi, 2 mai 2014

Le général Sikorski

A l’origine, la catégorie "seconds rôles de l’Histoire" a été conçue pour ne traiter que l’histoire de France. Je vais faire ici une exception en m’intéressant au général polonais  Władysław Eugeniusz Sikorski dont la disparition tragique a joué un rôle majeur dans le destin de la Pologne. Ecoutons ce qu’en dit un autre général, bon connaisseur de la Pologne,  Charles de Gaulle, dans ses Mémoires de guerre, suite à l’accident d’avion qui coûta la vie à Sikorski en 1943 : « Cet homme éminent, qui jouissait d’assez de prestige pour dominer les passions de ses compatriotes, d’assez d’audience internationale pour qu’on dût le ménager, était irremplaçable. Dès le lendemain de sa disparition, la crise russo-polonaise prit l’allure d’un conflit aigu ».

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mardi, 22 octobre 2013

Ces journalistes qui nous font prendre conscience combien réellement Philippe Cohen va nous manquer

J’ai un peu hésité pour classer ce billet. La catégorie «connards» ne me paraissait pas convenir pour les journalistes François De Closets et Sylvain Bourneau, que je ne connaissais pas assez pour l’un, et pas du tout pour l’autre, pour leur réserver ce traitement sans autre forme de procès. Néanmoins, faisant l’objet de mon courroux pour des raisons que je vais détailler ci-après, ils méritaient au minimum d’être épinglés à mon tableau de chasse, sous une forme ou une autre.   

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jeudi, 17 octobre 2013

Le Conseil National de la Résistance : entre mythe et réalité

Il est de bon ton dans certaines organisations politiques que nous ne nommerons pas ici par pure charité chrétienne d’en appeler, pour les uns, à un gouvernement d’union nationale, et pour les autres, à un nouveau Conseil National de la Résistance (CNR). Ce dernier concept peut paraitre séduisant et particulièrement adapté à notre époque, mais il me semble, bien que n’étant pas historien et donc pas nécessairement qualifié sur le sujet, qu’il est surtout la conséquence d’une méconnaissance de ce que fut réellement le CNR.

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