Eco(dé)mystificateur

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dimanche, 7 mai 2017

Toute expression est trahison

Rien n’est plus difficile que de contraindre les mots à traduire les évènements, les idées, les passions, les sentiments. Toute expression est trahison. Nous avons trop vu Saint Louis travesti en brigand, Jeanne d’Arc en hystérique et Staline en père des peuples, la tolérance en violence et la violence en liberté, pour ne pas nous méfier des pouvoirs trompeurs du langage et de l’écriture.

Jean d’Ormesson – Au plaisir de Dieu

mardi, 28 février 2017

Economie: de la théorie à la pratique

C’est dans un texte publié sur La Tribune.fr et auquel, je l’avoue humblement, je n’ai pas compris grand-chose, que j’ai trouvé ce passage qui m’a paru tout à fait pertinent, extrait des propos du philosophe Gilles Campagnolo :

« Entre le savant économiste et le concepteur de l'alternative économique, et encore le praticien de l'économie, voire le « pilote » aux commandes des machines dont il peut disposer, la différence demeure comme reviennent au physicien les principes, à l'ingénieur la conception, au mécanicien la maintenance, au pilote l'utilisation. Même si la physique et l'économie diffèrent, cette répartition des rôles y subsiste. C'est à trop demander (et trop précipitamment) au théoricien (qui parfois aime s'y prêter) le conseil que le mécanicien donne parfois au pilote que les deux peuvent se tromper (et « aller dans le mur ») - les exemples abondent dans la tradition du « conseiller du prince » des âges passés jusqu'à nos jours. Or un physicien, et même un mécanicien, ne sait pas toujours bien conduire - du moins, ce n'est pas en vertu de ce qu'il est l'un ou l'autre, si c'est le cas, quoique cela puisse l'aider, ce n'est pas là son essence. »

mercredi, 8 février 2017

Humaine humanité

Deux citations qui illustrent bien, me semble-t-il, les affres de la condition humaine qui ne parait pas spécialement avoir été conçue à l’origine pour la concorde et le bonheur.

« Et quoi qu’on fasse, les gens paraissent moins disposés à utiliser les bonnes volontés qu’inconsciemment désireux de les opposer les unes aux autres. »

« Quoi ! l’ignorance, la maladie, la misère dévorent des milliers d’innocents, et lorsque la Providence, par miracle, ménage quelque asile où puisse fleurir la paix, les passions viennent s’y tapir en rampant, et sitôt dans la place, y hurlent jour et nuit comme des bêtes… »

Georges Bernanos dans  « Journal d’un curé de Campagne »

samedi, 31 décembre 2016

Sapiens

Pour finir l’année, quelques citations en vrac d’un livre que je viens de finir et que je ne peux que recommander : « Sapiens : Une brève histoire de l'humanité » de Yuval Noah Harari. Le moins que l’on puisse dire c’est que ça décoiffe. Harari revisite l’histoire de l’humanité sur le temps long, met les choses en perspective et propose un scénario pour ce qui nous attend. C’est très bien écrit et très nouveau comme approche je trouve. C’est un bouquin qui devrait faire date.

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mardi, 27 décembre 2016

La monnaie est l'apogée de la tolérance

« Depuis des milliers d'années, philosophes, penseurs et prophètes ternissent l'argent et en font la racine de tous les maux. Quoi qu'il en soit, la monnaie est aussi l'apogée de la tolérance. Elle est plus ouverte que la langue, les lois des Etats, les codes culturels, les croyances religieuses et les habitudes sociales. La monnaie est le seul système de confiance créé par l'homme qui puisse enjamber n'importe quel fossé culturel et qui ne fasse aucune discrimination sur la base de la religion, du genre, de la race, de l'âge ou de l'orientation sexuelle. Grâce à l'argent, même des gens qui ne se connaissent pas et ne se font pas confiance peuvent tout de même coopérer efficacement »

 Yuval Noah Harari dans « Sapiens : Une brève histoire de l'humanité »

dimanche, 13 novembre 2016

On naît seul et on meurt seul...

[...] Drogo s'aperçut à quel point les hommes restent toujours séparés l'un de l'autre malgré l'affection qu'ils peuvent se porter ; il s'aperçut que, si quelqu'un souffre, sa douleur lui appartient en propre, nul ne peut l'en décharger si légèrement que ce soit ; il s'aperçut que, si quelqu'un souffre, autrui ne souffre pas pour cela, même si son amour est grand, et c'est cela qui fait la solitude de la vie.

   Le Désert des Tartares, Dino Buzzati

dimanche, 9 octobre 2016

Un seul être vous manque ...(suite)


Pas un amour, pas une amitié qui n'ait traversé notre destin sans y avoir collaboré pour l'éternité.


François Mauriac - "Le désert de l'amour"

lundi, 5 septembre 2016

Monétarisme et banque centrale

J’ai déjà eu l’occasion de signaler ma perplexité en entamant la lecture de l’e-book de M.Mucherie et en constatant que j’étais en accord avec certaine positions prises par les monétaristes. Bien que n’ayant pas réussi à mettre la main sur une version papier, j’ai fini par lire ce livre en entier sur mon ordinateur, pendant mes heures de bureau. Ne  le dites pas à mon patron. Cela n’a pas dissipé mon trouble bien au contraire, surtout quand j’ai constaté que Mucherie n’hésitait pas à se référer à … Fréderic Lordon !

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vendredi, 5 août 2016

Un seul être vous manque ...

Même quand on ne pense plus à quelqu'un, comment douter de sa présence en soi ? Un être qui a compté compte toujours.

Amélie Nothomb – « Ni d’Eve ni d’Adam »

mercredi, 22 juin 2016

Euro et dépression

(…) l’euro a remplacé la peur de la dévaluation par la certitude de la dépression.

Yanis Varoufakis dans « Et les faibles subissent ce qu'ils doivent ? »

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