Eco(dé)mystificateur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche, 25 janvier 2015

Houston

dimanche, 18 janvier 2015

Ponzi (finance)

Sera considéré comme « Ponzi » tout programme d’investissement comportant une période de gestation considérable. En outre, toute vente portant sur des actifs dont les frais de couverture excèdent le revenu encaissé, de telle sorte que la vente ne sera profitable que si l’actif en question prend de la valeur, est un cas de finance Ponzi.
(…)
Les relations de cash-flow observables dans les projets d’investissements de longue durée font de la finance Ponzi une caractéristique essentielle – et non pas annexe – de la structure financière du capitalisme. 
(…)
Je soutiens notamment que si le financement Ponzi existe, si l’étendue de ce type de financement détermine le domaine d’instabilité de l’économie, et si le financement Ponzi est un corolaire normal de la production fondée sur l’investissement, alors il existe des facteurs endogènes dont le fonctionnement normal induit des instabilités significatives.

Extrait de « L’hypothèse d’instabilité financière » d’Hyman P.Minsky    

jeudi, 15 janvier 2015

Humiliation

Humiliation et frustration sont-elles les deux mamelles du terrorisme? C’est, résumé de manière lapidaire, la théorie développée par Dominique Moïsi dans le cadre de la conférence sur le Moyen-Orient organisée le 14 janvier par la fondation Paris-Dauphine. Le conseiller spécial de l'IFRI et Professeur au King's College de Londres a introduit son intervention en précisant que les circonstances tragiques récentes l’avaient amené à abandonner les notes qu’il avait initialement préparées pour donner libre cours à son inspiration et mettre en relation les évènements de ces derniers jours et leurs fondements historique, géographique et émotionnel. Je n’ai personnellement pas regretté cette liberté que D.Moïsi a prise avec la préparation de son exposé car ce dernier fut particulièrement intéressant.

Lire la suite...

mardi, 13 janvier 2015

On peut pleurer de tout, mais pas avec n’importe qui

Alors que, suite aux carnages récents, je me sens totalement désemparé par les prises de position de certains – notamment dans "mon propre camp" – appelant sans état d’âme apparent à la proclamation d’un autre état, d’urgence celui-là, j’ai eu besoin de procéder à un retour aux sources en allant me replonger dans ce qui fut au commencement de ma vie de militant: la gauche de gauche. J’ai donc assisté  à la soirée « La dissidence, pas le silence ! », organisée hier soir par le journal Fakir à la Bourse du travail. J’y ai retrouvé avec plaisir cette gauche que j’aime mais aussi … celle que je n’aime pas ! 

Lire la suite...

dimanche, 11 janvier 2015

En mémoire de Bernard Maris

Bernard Maris a été assassiné. Il a trouvé la mort dans l’effroyable massacre perpétré dans les locaux du journal Charlie Hebdo le mercredi 7 janvier 2015.
J’ai fait référence à plusieurs reprises sur ce blog à l’auteur du célèbre Antimanuel d’économie. J’avais même pris sa défense le jour où ACRIMED s’en était pris à lui, injustement selon moi. Mais je ne le connaissais pas assez pour être en mesure d’en dire plus. Je m’en tiendrai donc à l’hommage que lui a rendu sur son blog l'économiste Jacques Sapir qui le connaissait bien, et qui le décrit comme «un homme délicieux », «un modèle d’économiste citoyen ».
Le thème de ce billet n’étant pas propice à la polémique sur la situation créée par les évènements récents et ses développements, je m’abstiendrai donc de m'étendre sur le sujet mais je citerai quand même une dernière fois Sapir qui a publié récemment sur son blog un billet intitulé « Les leçons d’un massacre ». Il écrit notamment : « Oui, nous devons nous rassembler et retrouver les fondements de la Res Publica. Mais nos dirigeants élus ou anciens élus sont les derniers à pouvoir le faire » après avoir dit de ces mêmes dirigeants : « Ils sont donc profondément disqualifiés pour appeler aujourd’hui à l’unité nationale. »      

De la mort, Bernard Maris  disait, dans le deuxième volume de son Antimanuel d’économie, qu’elle « révèle l’incroyable luxe de la vie. La mort se paye le luxe, l’incroyable luxe d’anéantir la vie, la vie si belle (…) ». Puisse-t-il avoir bien profité de la vie.

dimanche, 4 janvier 2015

Anti-mythes

Ça y est, c’est fait : j’ai enfin achevé la lecture de « Mythes et paradoxes de l’histoire économique » de Paul Bairoch. L’ouvrage, recommandé par Yann, patientait dans ma pile des choses à lire depuis des années. C’est chose faite maintenant et je peux à mon tour en conseiller chaudement la lecture à tous ceux qui sont intéressés par les faits avérés et qui pensent, comme l’auteur, « qu’il n’existe pas de "lois" ou règles en économie qui soient valables pour toutes les périodes de l’histoire ou pour chacun des divers systèmes économiques » mais que « à structures différentes, évolutions et lois différentes ».
Mais comme, en ce début d’année, je suis trop fainéant pour faire une recension en bonne et due forme de cet ouvrage majeur, je vous propose ci-après en vrac, un pot-pourri tout à fait subjectif de citations à propos de certains de ces mythes analysés par l’auteur. Cette façon de procéder n’est certainement pas la meilleure façon de rendre justice au travail effectué par P.Bairoch, les citations pouvant facilement être mal interprétées sorties de leur contexte. Prudence donc et n’hésitez pas à vous référer au texte original pour éviter les interprétations hasardeuses.

Lire la suite...

mercredi, 31 décembre 2014

Du modèle dynamique stochastique d’équilibre général

Pour finir l’année en beauté, je vous propose, résumé en quelques mots par Steve KEEN dans « L’imposture économique », la description du modèle sur lequel se base la théorie économique dominante notamment enseignée dans nos universités. Cela peut paraitre caricatural mais c’est hélas la triste réalité.  

« Cela [les fondements de la macroéconomie néoclassique] conduisit à un modèle macroéconomique  reposant sur un consommateur unique, qui est immortel, consomme la production de l’économie, à savoir un bien unique produit par une entreprise unique, que l’agent possède, dans laquelle il est l’unique employé et où il se paye un profit équivalent à la productivité marginale du capital et un salaire égal à la productivité marginale du travail, après avoir décidé la quantité de travail qu’il propose de manière à maximiser son utilité sur un horizon temporel infini, qu’il est d’ailleurs capable d’anticiper rationnellement et de prédire avec exactitude. L’économie serait toujours à l’équilibre sauf au moment de "chocs technologiques" inattendus qui changent les capacités productives de l’entreprise (ou qui modifient les préférences de consommation de l’agent) et qui poussent temporairement le consommateur/travailleur/capitaliste unique à modifier ses heures de travail. Toute réduction des heures de travail  est un acte volontaire. De ce fait, l’agent représentatif n’est jamais involontairement au chômage, il prend juste un peu plus de loisir. Et il n’existe ni banques, ni dettes ni même en fait de monnaie, dans ce modèle.
Vous croyez que je blague ? J’aimerais bien ! Il suffit de lire le résumé que donne Robert Solow de ces modèles – initialement appelés modèles des "cycles réels" et qui prirent le nom, avec le temps de modèles "dynamiques stochastiques d’équilibre général" : (…) »  

mardi, 23 décembre 2014

L’imposture économique

Lors de la soirée de lancement du livre de Steve Keen, le 8 octobre dernier, j’eus l’occasion de demander à l’économiste Australien ce qu’il pensait de la Modern Money Theory (MMT) ou néochartalisme en français. Il me répondit en utilisant la métaphore de l’éléphant : il a trouvé un morceau de l’animal qui est dans la pièce et les néochartalistes en ont trouvé un autre mais ils n’ont pas encore convergé vers la bête dans sa totalité, alors que les néoclassiques eux, nient tout bonnement la présence d’un éléphant ! Cette réponse balaya les dernières hésitations que je pouvais avoir à acheter son livre, déjà convaincu que j’étais que l’économie est une imposture. Je ne peux aujourd’hui, après l’avoir lu, que me réjouir de cette acquisition, et pas seulement parce qu’elle est dédicacée par son auteur.

Lire la suite...

- page 1 de 60