Eco(dé)mystificateur

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lundi, 29 septembre 2014

Théorie monétaire : séparer le bon grain de l’ivraie

J’ai donc visionné les 2 heures 44 du débat entre Etienne Chouard, Jean-Baptiste Bersac et Stéphane Laborde. Ma première surprise a été de constater que, malgré la longueur de la vidéo, le temps est passé très vite, preuve que ce débat présente un intérêt certain. Deuxième surprise, j’ai failli m’intéresser à la TRM, la Théorie Relative de la Monnaie, inventée et présentée par Stéphane Laborde. Je dis "failli" parce que, le naturel revenant au galop, Laborde a su se montrer assez odieux sur la fin du débat, poussé dans ses derniers retranchements et surtout dans ses contradictions, pour enlever à quiconque de raisonnablement constitué, l’envie de faire un effort pour le comprendre. Et ça tombe plutôt bien puisque, comme il le dit lui-même, il ne veut pas que les gens le suivent et il se fout de 2014, ce qui l’intéresse c’est la prochaine crise financière de … 2094 !

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dimanche, 28 septembre 2014

Henry Frenay, de la Résistance à l’Europe

Le livre que Robert Belot a consacré à Henri Frenay est remarquable pour différentes raisons. La première est qu’il rend justice à un homme qui, au-delà des polémiques, méritait qu’on lui consacrât enfin une biographie. La deuxième est qu’il apporte sa pierre à l’édifice de l’Histoire de la Résistance notamment en décryptant la violente querelle qui a opposé Frenay et Moulin pendant mais aussi après la guerre. Enfin, troisième raison, et peut-être la plus importante, l’auteur nous montre comment, celui qui – on le sait – fut l’inventeur de la Résistance intérieure, se fit – on le sait moins – le héraut, malheureux, du  fédéralisme européen.

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samedi, 20 septembre 2014

André Bollier

C’est en lisant l’ouvrage passionnant de Robert Belot intitulé "Henri Frenay : De la Résistance à l'Europe"–  ouvrage dont je reparlerai – que j’ai découvert André Bollier. Compagnon de la Libération, Bollier est mort à 24 ans en juin 1944, en fuyant la Gestapo et la milice, après avoir été grièvement blessé sur le front en 1940 et s’être consacré, à partir de 1941, à l’organisation et à la propagande de Combat, journal du mouvement éponyme. Comme l’écrit Belot : "Frenay doit beaucoup à ce jeune idéaliste grâce à qui a été forgé l’instrument qui a permis d’engager la première phase du combat résistant, le combat de la parole et de l’opinion "

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mercredi, 10 septembre 2014

Un géant de la pensée économique belge

En ces temps troublés, où tout semble avoir déjà été écrit, l’inspiration peut faire défaut. Il est bon alors de revenir aux fondamentaux. Le "Jorion bashing" fait partie de ces thèmes incontournables qui permettent au blogueur en panne, de donner libre cours à son besoin d’écriture sans trop se prendre la tête. Dans un texte  récent  publié sur son blog, notre Atalli belge n’hésite pas à se revendiquer comme un "géant de la pensée économique belge". Le nain du bloging économique français que je suis ne pouvait laisser passer une telle occasion de franche rigolade. J’en ai profité, après avoir repris mes esprits, pour faire ci-après un récapitulatif de tout ce que j’ai pu écrire sur ce blog ces dernières années au sujet de Paul Jorion, qui nuance quelque peu le concept de géant de la pensée économique !

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mardi, 9 septembre 2014

Philosophie de l’argent

Ca y est, c’est fait : je viens de finir les six cent soixante deux pages de « Philosophie de l’argent » de Georg Simmel. C’est un des livres les plus difficiles qu’il m’ait été donné de lire et j’avoue humblement ne pas avoir tout compris. Il n’y a visiblement rien de surprenant à cela puisque les recensions que j’ai pu trouver sur le net confirment le caractère ardu de cet ouvrage. Monique Abellard dans Alternatives Economiques le recommande à un public motivé (sic) tandis que Philippe Barbereau dans Emulations signale  que "l’ouvrage a de quoi dérouter le lecteur-impatient-qu’on-en-vienne-aux-faits." On comprendra donc que je ne m’aventure pas ici dans la rédaction d’une note de lecture mais que je me contente de renvoyer à celles déjà publiées.

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dimanche, 31 août 2014

Valeur

La valeur économique effective n’est jamais une valeur en soi, mais par essence et par définition une certaine quantité de valeur ; cette quantité ne peut être établie qu’en mesurant l’une par rapport à l’autre deux intensités de désirs; en économie, la forme que prend cette mesure est celle de l’échange entre le sacrifice et le gain ; et donc l’objet économique ne possède pas, dans le désir qu’il suscite, un moment absolu de valeur, comme il semblerait à première vue, mais c’est exclusivement comme base ou comme matériau d’un échange – réel ou imaginé – que le désir a pour effet de conférer une valeur à l’objet.  

 Georg Simmel – Philosophie de l’argent

mardi, 15 juillet 2014

De Gaulle et les partis politiques

« (…) constatant la renaissance des partis politiques dans la France captive, Jean Moulin réfléchissait aux moyens de les associer à la France combattante ; Pierre Brossolette se montrait en revanche hostile à leur égard. (…)

L’inclusion des partis politiques au sein du Conseil de la Résistance constituait [également] un problème. Ce schéma favorisait l’unification de l’armée des ombres et la renaissance d’une vie démocratique, d’autant que de Gaulle s’était engagé à convoquer à Alger une Assemblée consultative. Il aboutissait cependant à priver les mouvements du monopole politique et à remettre en selle des formations discréditées tant par la défaite que par leur inégale participation à la lutte clandestine. (…) le général de Gaulle fut, à la Libération, la première victime des partis dont il avait favorisé la renaissance ! Si de Gaulle, soutenant de son prestige les formations résistantes, s’était appuyé sur elles pour offrir un exutoire politique au gaullisme de guerre, la situation eût peut-être été bien différente. Sur le court terme, l’appui des partis était fondamental pour gagner la bataille de la légitimité ; à moyen terme, elle desservit l’homme du 18 juin, victime en 1946 de formations qu’il avait remises en selle, mais dont son épopée incarnait le discrédit. »

 « Histoire de la résistance 1940-1945 » d’Olivier Wieviorka

samedi, 28 juin 2014

Pour que nos représentants soient nos serviteurs et pas nos maîtres

Je suis un vrai privilégié : j’ai eu le grand bonheur, le 26 octobre 2013, d’assister à l’intervention d’Etienne Chouard dans le cadre du colloque « Henri Guillemin et la révolution française : le moment Robespierre ». Vous pouvez la visionner ici et vous trouverez le texte en annexe. Je vous en recommande la lecture. On y trouve une analyse critique du fonctionnement de notre société prétendument démocratique  et des propositions précises pour rendre le pouvoir aux citoyens avec, en toile de fond, un souci constant de retrouver la vraie signification de certains mots qui ont été détournés de leur sens premier.   

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