Eco(dé)mystificateur

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samedi, 25 avril 2015

Peur de l'autre ou peur du semblable ?

« À l'heure où s'exacerbent les extrémismes, où attentats, guerres civiles, répressions font rage, on a tôt fait d'assimiler cette violence inouïe au choc des cultures et à la peur de la différence. Prenant l'exact contrepied du discours ambiant, l'un des plus grands intellectuels américains contemporains bouscule les idées reçues et relance le débat : c'est de la peur du semblable que naît la violence. Convoquant aussi bien la philosophie que la psychanalyse freudienne et les sciences humaines, Russell Jacoby revisite cinq mille ans d'Histoire, du mythe fondateur d'Abel et Caïn à la Saint-Barthélemy, de la Shoah au génocide rwandais, et propose de nouvelles pistes de réflexion passionnantes. Pourquoi les guerres civiles sont-elles les plus meurtrières ? Comment expliquer que les massacres les plus abominables aient été perpétrés par des bourreaux proches de leurs victimes ? Aurions-nous plus à craindre de notre propre voisin ? Aujourd'hui plus que jamais, il y a urgence à interroger les ressorts de la violence, pour mieux œuvrer pour la paix. »

Quatrième de couverture de « Les ressorts de la violence – Peur de l’autre ou peur du semblable ? » de Russell Jacoby

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lundi, 6 avril 2015

Et s’il était le ministre de l’Economie de la France, que ferait le banquier du diable ?


C’est la question que 20minutes.fr a posé à l’économiste Jean-François Bouchard, auteur d’une biographie passionnante de Hjalmar Schacht intitulée « Le banquier du diable ». Celui que l’auteur n’hésite pas à qualifier de « plus grand des économistes du XXe siècle » - mais aussi de « salaud ordinaire » - fut indéniablement, grâce à son génie en matière économique et financière, à l’origine de la puissance d’Adolf Hitler auquel il s’opposa ensuite, ce qui lui vaudra d’être déporté en camp de concentration. Dans la deuxième partie de sa vie, il fut l’artisan du succès économique de nombreux pays en voie de développement. Pouvons-nous aujourd’hui tenter d’imaginer, sans pour autant passer pour des nostalgiques du III ème Reich , quelles seraient les recommandations de celui qui sauva à plusieurs reprises l’Allemagne de la ruine ?

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samedi, 4 avril 2015

Convictions

« La vraie mesure de la valeur d’un individu ne tient pas aux convictions qu’il met en avant, mais à ce qu’il est prêt à faire pour les défendre (…). Si vous n’agissez pas selon vos convictions, c’est que vous n’en avez pas vraiment »

Edward Snowden d’après Glenn Grenwald dans « Nulle part où se cacher »

dimanche, 22 mars 2015

Des médias

« Pour résumer, les médias aux Etats-Unis sont de puissantes et efficaces instituions idéologiques qui accomplissent une fonction de propagande au service du système grâce aux mécanismes du marché, d’idées reçues intériorisées et d’autocensure, mais sans véritable coercition directe. Ce système de propagande est devenu d’autant plus efficace au cours des dernières décennies, à la suite du développement des réseaux de télévision nationales, d’une concentration accrue des grands médias, des pressions de la droite sur les radios et télévisions publiques et de la croissance tant de la taille que de la sophistication, des relations publiques et de la gestion de l’information. »  

 Noam Chomsky et Edward Herman - « La fabrication du consentement »

samedi, 7 mars 2015

Le monde du travail

samedi, 28 février 2015

Naissance de l’ANF (Association des néochartalistes francophones)

La création bienvenue de cette association (à ne confondre ni avec l’Association d'entraide de la noblesse française ni avec Abercrombie & Fitch Co) est une initiative que nous devons à Jean-Baptiste Bersac, l’auteur de "Devises – L’irrésistible émergence de la monnaie" et tenancier du blog « Frapper monnaie ». Je vous recommande fortement de lui manifester votre soutien en allant poster un commentaire sur son blog. Si vous hésitez encore, je vous recommande la lecture de « Le néochartalisme pour les nuls ». Enfin, je lance un grand concours pour déterminer quel pourrait être le logo de l’association. A vos crayons claviers !

dimanche, 15 février 2015

L’un des pires crimes de l’époque moderne

C’est ainsi que Noam Chomsky et Edward Herman dans leur livre intitulé « La fabrication du consentement » qualifient la guerre menée par les USA au siècle dernier en Indochine.

« […] depuis la fin des années 1940, les États-Unis avaient apporté leur aide à la guerre de reconquête des Français; avaient violé les accords signés à Genève en 1954 ; avaient mis en place un régime terroriste collaborateur dans la moitié Sud du pays, coupé en deux par une force d’occupation (américaine) ; s’étaient lancés dans une agression ouverte du Sud-Vietnam dès 1962 et avaient désespérément œuvré à faire barrage au règlement politique que recherchaient les Vietnamiens de toutes tendances ; pour finir, ils avaient purement et simplement envahi le Sud-Vietnam en 1965, se lançant dans une guerre aérienne et terrestre qui allait intégralement dévaster l’Indochine. »  

Les États-Unis ont « envahi, impitoyablement bombardé, ravagé les campagnes, tué et blessé des millions d’innocents d’une petite et lointaine société paysanne dans la poursuite de [leurs] propres intérêts politiques »

Parmi les chiffres qui caractérisent l’ampleur du désastre, celui-ci : on largua au Vietnam, deux fois le tonnage de bombes déversées sur le Japon et l’Allemagne réunis durant toute la Seconde Guerre mondiale ! Et cet autre : selon les estimations vietnamiennes, la guerre fit trois millions de morts. Avec un total de de cinquante-huit mille tués, les pertes des États-Unis étaient inférieures à 0,1% de leur population ; ce chiffre s’élevait à 17 % pour le Vietnam.

vendredi, 6 février 2015

Lettre du Père Zanotti-Sorkine aux dessinateurs de Charlie Hebdo

Cher Jean, cher Georges, cher Stéphane, cher Bernard,

Bien que je sois prêtre et que cet état par le passé vous débectait, permettez-moi de vous appeler par vos prénoms et non par vos noms de guerre. Une façon comme une autre de me sentir votre frère. Certes, vous demeurez Cabu, Wolinski, Charb et Tignous, dessinateurs de profession, crayonneurs d’idées, trublions de vie politique, insulteurs de justes et de coupables, souvent drôles et méchants sous le crayon vulgaire et obsessionnellement blasphémateur du sacré, mais à mon esprit éduqué par le Christ à dépasser les apparences, vous apparaissez plus grands que votre œuvre, plus grands que vos dessins offerts aux combats rétrécis de la terre. Seule la bonté personnelle qualifie un être et l’ennoblit jusqu’à la moelle, je le crois, et pour cela, je mourrais. Tout le reste n’appartient qu’à la petite histoire qui finit sous le dégueuloir conventionnel des hommages et des récompenses accordés entre hommes, au gré des intérêts particuliers et des partis. Bah ! que tout cela est bas !

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