Eco(dé)mystificateur

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dimanche, 24 mai 2015

L’imbécilité de la crispation sectaire

« L’intolérance porte en elle une part de sottise et perpétue l’ignorance. Elle prive l’intolérant d’une partie de la vérité en effaçant l’autre point de vue avant même de l’avoir examiné, ou simplement considéré. »

Jean-Claude Guillebaud dans « Je n’ai plus peur »

samedi, 16 mai 2015

Quand les charlots montent au front pour sauver le soldat Charlie

Je ne sais pas dans quelle mesure Emmanuel Todd s’attendait aux réactions qu’a déclenchées son dernier livre, « Qui est Charlie ? ». Ce que je sais par contre c’est que son éditeur et lui-même ne peuvent que s’en féliciter puisque elles lui assurent une promotion d’une efficacité redoutable. D’autres par contre ne peuvent qu’être ulcérés par ce qu’ils ont lu et entendu. Tous ceux qui, comme moi, espéraient naïvement qu’un vrai débat aurait enfin lieu avec, pourquoi pas, beaucoup de passion, mais un minimum d’argumentation de la part d’intervenants ayant, et on s’étonne de devoir le préciser, au moins lu le livre. Or que constatons nous ? Un déferlement d’attaques ad hominem portées notamment par un premier ministre – qui, à sa décharge, se fait proprement allumé dans le livre – et des chroniqueurs dont certains, à l’instar de Patrick Pelloux, revendiquent même le fait de n’avoir pas lu l’ouvrage. Charlie défendu par des charlots : n’est-ce pas là un résumé saisissant caractérisant l’état de décrépitude complet de l’époque dans laquelle nous vivons ? Et l’outrance des réactions ne vient-elle pas en partie du fait que l’anthropologue a visé juste ?

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vendredi, 8 mai 2015

Qu'avons nous retenu de "Notre jeunesse" ?

Charles Péguy était, on le sait, l’un des écrivains préférés d’un autre Charles, le Général de Gaulle. Je me devais donc de m’intéresser un jour ou l’autre à cet auteur. Le hasard m’a récemment mis entre les mains « Notre jeunesse », publié en 1910. C’est un ouvrage qui se lit facilement. Le style est agréable quoique particulier  notamment parce que Peguy use et abuse des répétions et des synonymes. Il peut parfois paraitre partiellement obscur car très lié au contexte politique de l’époque et notamment aux conséquences de l’affaire Dreyfuss. Mais il surprend le lecteur attentif par une modernité qui peut laisser penser que rien n’a vraiment changé depuis un siècle. Je vous propose ci-après quelques citations.

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samedi, 25 avril 2015

Peur de l'autre ou peur du semblable ?

« À l'heure où s'exacerbent les extrémismes, où attentats, guerres civiles, répressions font rage, on a tôt fait d'assimiler cette violence inouïe au choc des cultures et à la peur de la différence. Prenant l'exact contrepied du discours ambiant, l'un des plus grands intellectuels américains contemporains bouscule les idées reçues et relance le débat : c'est de la peur du semblable que naît la violence. Convoquant aussi bien la philosophie que la psychanalyse freudienne et les sciences humaines, Russell Jacoby revisite cinq mille ans d'Histoire, du mythe fondateur d'Abel et Caïn à la Saint-Barthélemy, de la Shoah au génocide rwandais, et propose de nouvelles pistes de réflexion passionnantes. Pourquoi les guerres civiles sont-elles les plus meurtrières ? Comment expliquer que les massacres les plus abominables aient été perpétrés par des bourreaux proches de leurs victimes ? Aurions-nous plus à craindre de notre propre voisin ? Aujourd'hui plus que jamais, il y a urgence à interroger les ressorts de la violence, pour mieux œuvrer pour la paix. »

Quatrième de couverture de « Les ressorts de la violence – Peur de l’autre ou peur du semblable ? » de Russell Jacoby

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lundi, 6 avril 2015

Et s’il était le ministre de l’Economie de la France, que ferait le banquier du diable ?


C’est la question que 20minutes.fr a posé à l’économiste Jean-François Bouchard, auteur d’une biographie passionnante de Hjalmar Schacht intitulée « Le banquier du diable ». Celui que l’auteur n’hésite pas à qualifier de « plus grand des économistes du XXe siècle » - mais aussi de « salaud ordinaire » - fut indéniablement, grâce à son génie en matière économique et financière, à l’origine de la puissance d’Adolf Hitler auquel il s’opposa ensuite, ce qui lui vaudra d’être déporté en camp de concentration. Dans la deuxième partie de sa vie, il fut l’artisan du succès économique de nombreux pays en voie de développement. Pouvons-nous aujourd’hui tenter d’imaginer, sans pour autant passer pour des nostalgiques du III ème Reich , quelles seraient les recommandations de celui qui sauva à plusieurs reprises l’Allemagne de la ruine ?

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samedi, 4 avril 2015

Convictions

« La vraie mesure de la valeur d’un individu ne tient pas aux convictions qu’il met en avant, mais à ce qu’il est prêt à faire pour les défendre (…). Si vous n’agissez pas selon vos convictions, c’est que vous n’en avez pas vraiment »

Edward Snowden d’après Glenn Grenwald dans « Nulle part où se cacher »

dimanche, 22 mars 2015

Des médias

« Pour résumer, les médias aux Etats-Unis sont de puissantes et efficaces instituions idéologiques qui accomplissent une fonction de propagande au service du système grâce aux mécanismes du marché, d’idées reçues intériorisées et d’autocensure, mais sans véritable coercition directe. Ce système de propagande est devenu d’autant plus efficace au cours des dernières décennies, à la suite du développement des réseaux de télévision nationales, d’une concentration accrue des grands médias, des pressions de la droite sur les radios et télévisions publiques et de la croissance tant de la taille que de la sophistication, des relations publiques et de la gestion de l’information. »  

 Noam Chomsky et Edward Herman - « La fabrication du consentement »

samedi, 7 mars 2015

Le monde du travail

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