Eco(dé)mystificateur

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dimanche, 31 août 2014

Valeur

La valeur économique effective n’est jamais une valeur en soi, mais par essence et par définition une certaine quantité de valeur ; cette quantité ne peut être établie qu’en mesurant l’une par rapport à l’autre deux intensités de désirs; en économie, la forme que prend cette mesure est celle de l’échange entre le sacrifice et le gain ; et donc l’objet économique ne possède pas, dans le désir qu’il suscite, un moment absolu de valeur, comme il semblerait à première vue, mais c’est exclusivement comme base ou comme matériau d’un échange – réel ou imaginé – que le désir a pour effet de conférer une valeur à l’objet.  

 Georg Simmel – Philosophie de l’argent

mardi, 15 juillet 2014

De Gaulle et les partis politiques

« (…) constatant la renaissance des partis politiques dans la France captive, Jean Moulin réfléchissait aux moyens de les associer à la France combattante ; Pierre Brossolette se montrait en revanche hostile à leur égard. (…)

L’inclusion des partis politiques au sein du Conseil de la Résistance constituait [également] un problème. Ce schéma favorisait l’unification de l’armée des ombres et la renaissance d’une vie démocratique, d’autant que de Gaulle s’était engagé à convoquer à Alger une Assemblée consultative. Il aboutissait cependant à priver les mouvements du monopole politique et à remettre en selle des formations discréditées tant par la défaite que par leur inégale participation à la lutte clandestine. (…) le général de Gaulle fut, à la Libération, la première victime des partis dont il avait favorisé la renaissance ! Si de Gaulle, soutenant de son prestige les formations résistantes, s’était appuyé sur elles pour offrir un exutoire politique au gaullisme de guerre, la situation eût peut-être été bien différente. Sur le court terme, l’appui des partis était fondamental pour gagner la bataille de la légitimité ; à moyen terme, elle desservit l’homme du 18 juin, victime en 1946 de formations qu’il avait remises en selle, mais dont son épopée incarnait le discrédit. »

 « Histoire de la résistance 1940-1945 » d’Olivier Wieviorka

samedi, 28 juin 2014

Pour que nos représentants soient nos serviteurs et pas nos maîtres

Je suis un vrai privilégié : j’ai eu le grand bonheur, le 26 octobre 2013, d’assister à l’intervention d’Etienne Chouard dans le cadre du colloque « Henri Guillemin et la révolution française : le moment Robespierre ». Vous pouvez la visionner ici et vous trouverez le texte en annexe. Je vous en recommande la lecture. On y trouve une analyse critique du fonctionnement de notre société prétendument démocratique  et des propositions précises pour rendre le pouvoir aux citoyens avec, en toile de fond, un souci constant de retrouver la vraie signification de certains mots qui ont été détournés de leur sens premier.   

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mardi, 24 juin 2014

Barre à droite ! Barrez-vous ?

Un petit séisme a eu lieu récemment dans le microcosme politique souverainiste qui n’a évidemment pas fait la une des médias mais qui a quand même eu quelques conséquences. Je veux parler de l’annonce récente par Laurent Pinsolle de sa démission du bureau national de Debout la République, le parti de Nicolas Dupont-Aignan. On peut ne pas être d’accord avec les explications données sur son blog mais elles ont le mérite d’être claires. A titre personnel, même si je la regrette, je comprends la décision de celui qui fut un temps le porte-parole de NDA et je ne peux qu’espérer que son geste permettra un retour aux fondamentaux qui ont permis d’attirer à DLR des gens de tous les horizons. Et parmi ces fondamentaux, il y avait la notion de « Ni droite, ni gauche » qui n’était peut-être pas mentionnée en toutes lettres dans les documents officiels mais qui apparaissait néanmoins entre les lignes, laissant planer une ambiguïté que l’on se gardait bien  de lever. On peut d’ailleurs considérer que ce concept est toujours contenu dans le nouveau slogan, officiel celui-là, « Ni système, ni extrêmes ». Sauf que …

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samedi, 21 juin 2014

La vérité sur la création monétaire par les banques commerciales

Rien de fondamentalement nouveau dans le remarquable article de Simone Wapler intitulé « Une vérité désagréable : vous payez des intérêts sur de l’argent qui n’existe pas » publié sur La Chronique Agora, si ce n’est la formulation qui a le mérite d’être d’une limpidité éblouissante. On peut difficilement faire plus clair et simple à comprendre.

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mardi, 10 juin 2014

Du ballon au pognon

Le dernier opuscule que m’a aimablement fait parvenir Fakir Editions, intitulé « Comment ils nous ont volé le football » – au-delà de raviver les souvenirs et les émotions de l’adolescent attardé qui vibrait aux exploits des Trésor, Bats et autre carré magique Platini-Giresse- Fernandez-Tigana (j’ai bien connu le frère de ce dernier, garagiste à Marseille qui a refait le joint de culasse de ma 104)  – constitue une mine d’informations pour retracer les processus qui en 50 ans ont "transformé le ballon en pognon". De Joao Havelange à Robert-Louis Dreyfus, en passant par Bernard Tapie et autre Claude Baez, les "onze salopards du football" responsables de cette mutation sont clairement identifiés et les faits bien établis. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de ce genre d’ouvrage dont on peut, par ailleurs, discuter la thèse centrale.

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vendredi, 6 juin 2014

Franz-Olivier Giesbert, connard auto-proclamé

Franz-Olivier Giesbert, alias FOG, l’a récemment lui-même reconnu : c’est un connard. On est en droit de s’interroger sur la ou  les raisons qui poussent le journaliste à faire un tel constat qui, pour n’en être pas moins lucide, n’est en rien un scoop et aurait dû être fait depuis bien longtemps, comme on pourra le constater en lisant par exemple ce portrait peu flatteur publié sur le site de l’ojim . S’il fallait retenir un seul évènement permettant à FOG de revendiquer le titre de connard et d’odieux connard même, cela serait sans hésitation son attitude minable  vis-à-vis des candidats qualifiés de « petits » pendant l’élection présidentielle de 2012. 
Quel est donc exactement le but recherché par FOG en faisant son "coming-out" de connard, au-delà de gâcher le travail des gens comme moi qui ont fait vœux de les débusquer ? Un retournement de veste lui permettant d’assurer ses arrières au cas où … ? Possible, mais l’homme n’a évidemment pas changé et continue de mépriser cordialement tous ceux qui ne pensent pas comme lui, n’hésitant pas à les qualifier d’imbéciles lorsqu’ils se revendiquent souverainistes. Nicolas-Dupont Aignan s’étant chargé de répondre au tombereau de mensonges et d’insultes déversé par FOG, il ne nous reste qu’à reconnaitre que, pour une fois, nous sommes d’accord avec lui: c’est bien un connard.

samedi, 24 mai 2014

Capitalisme

Une nouvelle définition pour mon Dico Eko extraite d’un remarquable texte intitulé  « Pour une économique de marché régulée sans capitalisme » publié sur l’excellent blog Le Bon Dosage.

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