Eco(dé)mystificateur

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lundi, 16 janvier 2017

De Gaulle et la Sécurité sociale, ou le révisionnisme historique de la gauche

C'est après avoir vu la très intéressante émission d’Arrêt sur Images consacrée à la sécurité sociale et intitulée : "Sécu : Parlons du trou de mémoire et non du trou financier" que j'ai eu envie d'aller voir le documentaire "La Sociale" réalisé par Gilles Perret. On y découvre notamment le rôle qu’a joué un personnage oublié, Ambroise Croizat, dont le rôle a, semble-t-il, été déterminant. J’écris "semble-t-il" parce que en définitive, je ne suis plus sûr de rien, certains choix critiquables du réalisateur ayant regrettablement instillé le doute dans mon esprit. Je ne souscris pas nécessairement à la thèse d Eric Verhaeghe qui, sur son blog, accuse carrément le film de faire dans le révisionnisme historique, mais le fait que le sociologue Bernard Friot puisse affirmer crânement dans le documentaire, sans être contredit, que De Gaulle aurait été contre le projet de sécurité sociale et que c'est pour cela qu'il aurait démissionné en 46, ce qui est grotesque pour quiconque connait un tant soit peu l’histoire de l’époque , me fait m’interroger sur la crédibilité de l’ensemble.

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samedi, 14 janvier 2017

Choses lues … (10)

Deux ou trois choses lues, où l’on s’intéresse au rapport entre intelligence et richesse, où l’on explique que ce ne sont pas les baisses de charge qui créent de l’emploi, où l’on défend le capitalisme à la française et où l’on rend hommage, comme il se doit, à François Chérèque.

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dimanche, 1 janvier 2017

Les visages de la finance

Non, la finance n’est pas un ennemi désincarné. Elle a un visage, ou plutôt des visages et c’est le grand mérite du livre de Geoffrey Geuens intitulé « La finance imaginaire » que de nous donner à les voir en les nommant, mettant au grand jour les relations incestueuses entretenues par les responsables politiques avec les banquiers et autres gérants de fonds de pension. C’est ce qui lui permet d’affirmer « que le monde de la bancassurance et de la gestion de fonds n’est pas devenu, comme certains voudraient le faire croire, une société anonyme. (…) Car derrière l’imaginaire de la démocratisation du capital et de la dissémination de la propriété, c’est toujours – pour qui veut bien regarder – l’oligarchie financière qui se donne à voir. » Et si vous voulez des noms, je vous recommande de lire le livre, il en regorge au point que l’on regrette vraiment qu’il n’y ait pas d’index permettant un référencement plus facile.

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samedi, 31 décembre 2016

Sapiens

Pour finir l’année, quelques citations en vrac d’un livre que je viens de finir et que je ne peux que recommander : « Sapiens : Une brève histoire de l'humanité » de Yuval Noah Harari. Le moins que l’on puisse dire c’est que ça décoiffe. Harari revisite l’histoire de l’humanité sur le temps long, met les choses en perspective et propose un scénario pour ce qui nous attend. C’est très bien écrit et très nouveau comme approche je trouve. C’est un bouquin qui devrait faire date.

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mardi, 27 décembre 2016

La monnaie est l'apogée de la tolérance

« Depuis des milliers d'années, philosophes, penseurs et prophètes ternissent l'argent et en font la racine de tous les maux. Quoi qu'il en soit, la monnaie est aussi l'apogée de la tolérance. Elle est plus ouverte que la langue, les lois des Etats, les codes culturels, les croyances religieuses et les habitudes sociales. La monnaie est le seul système de confiance créé par l'homme qui puisse enjamber n'importe quel fossé culturel et qui ne fasse aucune discrimination sur la base de la religion, du genre, de la race, de l'âge ou de l'orientation sexuelle. Grâce à l'argent, même des gens qui ne se connaissent pas et ne se font pas confiance peuvent tout de même coopérer efficacement »

 Yuval Noah Harari dans « Sapiens : Une brève histoire de l'humanité »

dimanche, 18 décembre 2016

Du monétarisme

Dans un texte précédent, je m’inquiétais d’une possible conversion aux thèses monétaristes,  moi qui m’efforce depuis des années de devenir un bon keynésien ! C’est en lisant la présentation de Bernard Guerrien du livre de Nicholas Kaldor, « Le fléau du monétarisme », que j’ai compris que mes inquiétudes n’étaient pas vraiment fondées tant il semble difficile en réalité de définir précisément ce qu’est le monétarisme.

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mercredi, 14 décembre 2016

L’impôt sur les vaches

Encore un très bon texte de M.Mucherie sur Atlantico que je vous recommande de lire en entier et dont je vous propose un extrait ci-après qui rappelle, entre autres choses et  si il le fallait encore, que le QE de la BCE tel qu’il est pratiqué ne touche pas l’économie réelle – ce qui n’était pas son objectif – mais , et c’est beaucoup plus grave, n’atteint même pas sa cible, à savoir, simuler l’inflation.

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lundi, 12 décembre 2016

Amargi : à ne pas manquer !

Enfin une bonne nouvelle : le spectacle de Judith Bernard intitulé « Amargi » consacré à la dette et à la monnaie reprend en janvier. Allez-y, ça vaut vraiment le coup même si vous êtes de droite (mais ne le dites surtout pas à F.Lordon si vous le croisez) ou que vous appréciez Hanouna. C’est dans un petit théâtre très sympa. C’est à la fois pédagogique et distrayant. J’y ai emmené des gens qui n’avaient aucune prédisposition particulière, ni en politique ou en économie, et ils ont adoré. Judith Bernard le dit : « c'est pour moi une grande fierté de parvenir à susciter des joies et quelques lumières chez des publics variés ». Et il y a effectivement de quoi être fier !

Je rembourse les places de ceux qui n’aimeront pas

mardi, 29 novembre 2016

Mais quand vont-ils enfin comprendre ?

Alors que le tout nouvellement adoubé champion de la droite et du centre a, selon les rumeurs, l’intention de démonter tout ce qui pouvait encore subsister de notre système de protection sociale, et n’y voit aucune contradiction avec le fait de se revendiquer du gaullisme social, on en finit plus d’entasser les preuves qui démontrent l’extrême nocivité de ce type de politique ultralibérale et mondialiste. Et c’est sur Atlantico.fr, un site pas spécialement connu pour ses accointances de gauche, que j’en ai trouvé le plus ces derniers temps.

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dimanche, 13 novembre 2016

On naît seul et on meurt seul...

[...] Drogo s'aperçut à quel point les hommes restent toujours séparés l'un de l'autre malgré l'affection qu'ils peuvent se porter ; il s'aperçut que, si quelqu'un souffre, sa douleur lui appartient en propre, nul ne peut l'en décharger si légèrement que ce soit ; il s'aperçut que, si quelqu'un souffre, autrui ne souffre pas pour cela, même si son amour est grand, et c'est cela qui fait la solitude de la vie.

   Le Désert des Tartares, Dino Buzzati

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