Eco(dé)mystificateur

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dimanche, 17 septembre 2017

Le déficit public est indispensable

C’est un sujet que j’ai traité à plusieurs reprises et qui constitue l’un des piliers du néochartalisme. Michel Santi a récemment publié un billet sur son blog où il soutient cette thèse : « c’est les excédents – non les déficits – qui sont aux origines des ralentissements car il va de soi qu’une économie asséchée par des dettes remboursées tombe en panne ». L’exemple des Etats-Unis est à cet égard significatif : toutes les périodes d’excédents budgétaires dans ce pays, ou presque, ont été suivies de dépressions.

C’est aussi ce que soutenait le regretté Jean-Baptiste Bersac qui avait produit un graphique très parlant dans le cadre d’un diaporama qu’il présentait pour expliquer la théorie néochartaliste. Je le reproduis ci-dessous.

samedi, 16 septembre 2017

Gestion de carrière

« Le choix qui administre les carrières se porte plus volontiers sur ce qui plaît que sur ce qui mérite. »

Charles de Gaulle dans « Le Fil de l’épée »

samedi, 9 septembre 2017

Résistance et politique

« L’action résistante n’est pas l'action politique dans une démocratie représentative et il en découle par force une certaine inadaptation du monde résistant à la vie politique dans une démocratie représentative. Il se crée une continuité, mais aussi un profond renouvellement. Et voici l'une des difficultés que rencontre le monde résistant : il était pour partie inadapté à la poursuite de la vie politique à l'ère libre »

Claire Andrieu dans « Le Récit national – Une querelle française » de Jean-Noël Jeanneney

samedi, 26 août 2017

De Gaulle et le programme du CNR

De Gaulle, comme on le sait, est d'un genre politique un peu particulier ...
(…)
Il n'a pas voulu assumer ce programme du Conseil national de Ia Résistance ; il ne I' a jamais signé, il ne s’en est jamais réclamé, mais ...
(…)
Mais il s’en est inspiré, et on peut dire que son gouvernement, de la Libération en août 1944 jusqu'à sa démission en janvier 1946, a mis en place la plupart des mesures qui y figuraient. Celles qui n'ont pas été mises en œuvre du temps de De Gaulle au pouvoir étaient déjà en préparation sous son gouvernement ; elles ont été votées au printemps 1946.


Claire Andrieu dans « Le Récit national – Une querelle française » de Jean-Noël Jeanneney

mardi, 22 août 2017

Le système commercial mondial est-il condamné par les inégalités ?

Une analyse brillante de la situation par Michael Pettis publiée sur Atlantico.fr

« Le monde n'a que trois options. Une option utopique qui consiste à ce que les grandes économies coopèrent de manière coordonnée pour augmenter les salaires et inverser les inégalités de revenus, afin de stimuler la croissance de la consommation mondiale et, avec elle, la croissance de l'investissement dans le secteur privé. Une deuxième option qui est de faire en sorte que chaque pays se batte pour obtenir une meilleure compétitivité internationale, au détriment des autres, en réduisant les salaires, soit directement, soit sous forme de dépréciation de la monnaie. Et la troisième option serait que des pays érigent des barrières commerciales et des barrières sur les mouvements de capitaux, avant de s'engager dans des politiques qui stimulent la consommation domestique ou l'investissement dans les infrastructures domestiques »

lundi, 24 juillet 2017

Quand les compagnies pétrolières sont accusées d’avoir du sang sur les mains

Alors que les principaux acteurs de l’industrie pétrolière affûtent leurs crayons dans la perspective d’un énorme appel d’offre à venir pour le développement du champ de Bonga Southwest au Nigéria pour le compte de Shell, Amnesty International nous rappelle le rôle pour le moins trouble de la multinationale, accusée de complicité d’exécutions dans les années 1990.
J’ai déjà eu l’occasion de parler de l’un des protagonistes de ce drame, Ken Saro Wiwa, pendu le 10 Novembre 1995 par la dictature militaire nigériane à la solde de la multinationale Shell. L’affaire est relancée aujourd’hui à travers le combat des épouses de victimes de ces exécutions iniques. Au-delà du soutien apporté par Amnesty qui propose de signer une pétition, la question qui se pose reste de savoir quand les multinationales mettront enfin leurs actes en cohérence avec leurs discours ? A une époque où il est de bon ton de se gargariser de responsabilité sociale et environnementale, qu’attend la société Shell pour faire toute la lumière sur cette affaire ? Et pourquoi les entreprises comme TechnipFMC ou Saipem présentes en France – on hésite à dire françaises – qui se préparent à proposer leurs services à Shell ne posent pas comme préalable – elles si soucieuses en théorie de se comporter de manière éthique et responsable – que la vérité soit établie avant d’envisager toute coopération ? 

samedi, 1 juillet 2017

Milton Friedman par Mathieu Mucherie

Extrait d’un texte de M.Mucherie publié sur Atlantico.fr et que je vous recommande dans sa totalité :

Prenons un exemple simple, que je connais bien, l’œuvre de Milton Friedman. Il passe pour un affreux affameur du peuple. Pourtant, c’est le promoteur de l’impôt négatif et du revenu universel, une idée que les petits apparatchiks du PS ont tenté (vainement) de proposer en 2017 (en la dénaturant au maximum, soyons impartiaux). Il passe pour un défenseur des puissants. Pourtant, il a eu des mots extrêmement durs contre les banquiers centraux indépendants, leurs mensonges, leur Novlangue, leurs dérives ; là où toutes nos bonnes âmes aujourd’hui ne remettent pas une seconde en cause les pouvoirs exorbitants de la BCE, même quand cette dernière prend des libertés (des années de suite) avec son mandat, sa cible, etc. Il passe enfin pour un pourfendeur intraitable de l’Etat. Pourtant, en 1948, il propose de financer les déficits de ce dernier à 0%. Et il était foncièrement hostile, comme les autres grands auteurs de Chicago, à l’idée de confier les revenus du seigneuriage monétaire à des établissements privés, si vous voyez ce que je veux dire. Oups, on nous aurait menti ?

lundi, 29 mai 2017

Quand un acteur de la finance s’attaque à la pollution par la dette

J’ai déjà eu l’occasion de signaler la parution du livre d’Adair Turner à travers un billet écrit par Edouard Cottin-Euziol fin 2015. La traduction complète, intitulée « Reprendre le contrôle de la dette – Pour une réforme radicale du système financier » a depuis été publiée sous la direction de l’épatant Gaël Giraud. Je ne peux qu’en recommander la lecture parce que c’est un livre en tout point remarquable et parce qu’il a été écrit, non pas par un doux rêveur utopiste, mais par un acteur du système. En effet, Adair Turner a notamment été président de l’Autorité des services financiers, le régulateur britannique. Vous trouverez une présentation exhaustive de cet ouvrage sur le site d’Alain Grandjean et je vous propose ci-après, les quelques réflexions que m’ont inspiré ce livre fondamental pour la compréhension de notre système économique, du rôle de la finance et des réformes drastiques à mettre en œuvre d’urgence.

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dimanche, 7 mai 2017

Toute expression est trahison

Rien n’est plus difficile que de contraindre les mots à traduire les évènements, les idées, les passions, les sentiments. Toute expression est trahison. Nous avons trop vu Saint Louis travesti en brigand, Jeanne d’Arc en hystérique et Staline en père des peuples, la tolérance en violence et la violence en liberté, pour ne pas nous méfier des pouvoirs trompeurs du langage et de l’écriture.

Jean d’Ormesson – Au plaisir de Dieu

samedi, 29 avril 2017

Pourquoi le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen est finalement une bonne nouvelle

Benjamin Biolay, Mathieu Kassovitz ou encore Emmanuelle Devos ont violemment insulté et menacé Nicolas Dupont-Aignan suite à l’annonce de son ralliement à Marine Le Pen. Ces insignifiants personnages ont le mérite d’incarner à eux seuls la lâcheté et la médiocrité de tous ceux qui nous ordonnent de faire barrage au Front National. A l’inverse, Nicolas Dupont-Aignan n’est pas insignifiant, bien au contraire, lui qui a fait un score tout à fait honorable au premier tour de la présidentielle, dû certes en grande partie à l’explosion en vol de la droite. Malgré les reproches, nombreux, que j’ai à lui faire, je lui reconnais un vrai courage dans son combat politique. Je reste convaincu qu’il est honnête et profondément attaché aux valeurs républicaines et à la démocratie. C’est bien pour cela que son ralliement à Marine Le Pen me parait une excellente chose.

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