Eco(dé)mystificateur

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jeudi, 16 mars 2017

Redresser la France en empilant les cadavres ?

Je dois avouer que je ressens habituellement une certaine fierté à être français. Et même si je suis conscient que la seule peine que je me suis donné pour mériter cette qualité, fut de naitre au bon endroit, je suis fier de ce que peut représenter la France, de ce qu’ont fait certains de ses enfants et de ce qu’elle a pu apporter de positif à l’histoire de l’humanité. Mais il y a un sujet qui me remplit de honte et qui pourtant ne semble pas être considéré par mes compatriotes comme plus grave que l’obligation faite à la fille Fillon de rembourser son mariage : nous sommes gouvernés par des cons vice-champion du monde ex-aequo des ventes d’armes et aucune voix ne s’élève, en dehors de quelques blogueurs isolés, pour dénoncer ce scandale !

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lundi, 6 mars 2017

PIB = CO2 ou comment gérer un monde sans croissance ?

Lorsque l’on s’intéresse à l’économie, on est amené à parler de la croissance comme d’une notion un peu abstraite, sans toujours tenir compte du fait que derrière les chiffres du PIB il y a une réalité physique. C’est l’un des grands mérites du très pédagogique livre de Jean-Marc Jancovici « Dormez tranquilles jusqu'en 2100 et autres malentendus sur le climat et l'énergie » que de rappeler notre dépendance aux ressources énergétiques, indispensables pour créer cette croissance tant recherchée. Un autre mérite de ce livre est de mettre à mal un certain nombre d’idées reçues, et de poser la question qui fâche : comment gérer un monde sans croissance ?

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mardi, 28 février 2017

Economie: de la théorie à la pratique

C’est dans un texte publié sur La Tribune.fr et auquel, je l’avoue humblement, je n’ai pas compris grand-chose, que j’ai trouvé ce passage qui m’a paru tout à fait pertinent, extrait des propos du philosophe Gilles Campagnolo :

« Entre le savant économiste et le concepteur de l'alternative économique, et encore le praticien de l'économie, voire le « pilote » aux commandes des machines dont il peut disposer, la différence demeure comme reviennent au physicien les principes, à l'ingénieur la conception, au mécanicien la maintenance, au pilote l'utilisation. Même si la physique et l'économie diffèrent, cette répartition des rôles y subsiste. C'est à trop demander (et trop précipitamment) au théoricien (qui parfois aime s'y prêter) le conseil que le mécanicien donne parfois au pilote que les deux peuvent se tromper (et « aller dans le mur ») - les exemples abondent dans la tradition du « conseiller du prince » des âges passés jusqu'à nos jours. Or un physicien, et même un mécanicien, ne sait pas toujours bien conduire - du moins, ce n'est pas en vertu de ce qu'il est l'un ou l'autre, si c'est le cas, quoique cela puisse l'aider, ce n'est pas là son essence. »

jeudi, 23 février 2017

Je demande l’asile politique en Picardie

Mes toutes dernières et fragiles illusions se sont envolées. Pour remettre la France debout, celui que j’ai longtemps soutenu, a étonnamment et définitivement décidé qu’il était plus rentable de taper sur les immigrés et les RMIstes que sur l’euro. Et, pour ne rien arranger, de peur d’être confondu avec un royaliste (sic), il laisse officiellement tomber le souverainisme comme il l’a récemment expliqué à la radio. Bref, Nicolas Dupont Aignan – alias NDA – a irrémédiablement cédé aux sirènes du marketing politique et des instituts de sondage et le nouveau slogan de sa campagne est donc bien « Ordre, justice et …reniement » comme je l’avais déjà dénoncé en mars dernier. Me voilà donc bien emmerdé quant au bulletin à mettre dans l’urne dans quelques semaines … 

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lundi, 13 février 2017

De P. Samuelson à M. Goodwin

Le tout premier livre d’économie que j’ai lu c’était en 2007, la traduction française de la 18ème édition d’« Economics », le manuel d’économie de Paul Samuelson (et   William D. Nordhaus). J’en ai d’ailleurs tiré ce slogan qui figure en tête de mon blog : « En économie, ce que les gens voient dépend des lunettes théoriques qu’ils portent. » Dix ans plus tard, en 2017, le tout dernier livre d’économie que j’ai lu est « Economix » la bande dessinée de Michael Goodwin (et Dan Burr). Entre les deux, la lecture de nombreux ouvrages – très souvent résumés sur ce blog – m’a permis de créer des lacunes dans mon ignorance. Je suis aujourd’hui capable de me faire une opinion sur les grands débats économiques et juger si un propos est hétérodoxe sensé ou orthodoxe délirant. Et si je ne prétends pas détenir la vérité, je m’en suis indéniablement rapproché.

mercredi, 8 février 2017

Humaine humanité

Deux citations qui illustrent bien, me semble-t-il, les affres de la condition humaine qui ne parait pas spécialement avoir été conçue à l’origine pour la concorde et le bonheur.

« Et quoi qu’on fasse, les gens paraissent moins disposés à utiliser les bonnes volontés qu’inconsciemment désireux de les opposer les unes aux autres. »

« Quoi ! l’ignorance, la maladie, la misère dévorent des milliers d’innocents, et lorsque la Providence, par miracle, ménage quelque asile où puisse fleurir la paix, les passions viennent s’y tapir en rampant, et sitôt dans la place, y hurlent jour et nuit comme des bêtes… »

Georges Bernanos dans  « Journal d’un curé de Campagne »

dimanche, 22 janvier 2017

Mettre enfin l’intelligence au pouvoir

J’apprécie beaucoup Jacques Généreux. La preuve : il a droit à son tag sur ce blog. Pour autant, je ne savais pas qu’il venait de publier un nouvel opus et quand on me l’a offert récemment, je n’ai pas fait preuve d’un enthousiasme débordant, persuadé que j’avais déjà plus ou moins fait le tour du sujet et de ce qu’il pouvait avoir à dire. Grave erreur : « La déconnomie » est un ouvrage majeur qui apporte des éléments de réponses convaincants à la question qui me taraude de savoir pourquoi ceux qui nous gouvernent continuent d’appliquer des politiques vouées à l’échec alors que d’autres solutions existent. Comme l’écrit l’auteur, il s’agit ici de « résoudre une énigme, à savoir : la persistance et l’engouement des élites pour un système aussi économiquement inefficace qu’il est socialement scandaleux et écologiquement catastrophique »

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lundi, 16 janvier 2017

De Gaulle et la Sécurité sociale, ou le révisionnisme historique de la gauche

C'est après avoir vu la très intéressante émission d’Arrêt sur Images consacrée à la sécurité sociale et intitulée : "Sécu : Parlons du trou de mémoire et non du trou financier" que j'ai eu envie d'aller voir le documentaire "La Sociale" réalisé par Gilles Perret. On y découvre notamment le rôle qu’a joué un personnage oublié, Ambroise Croizat, dont le rôle a, semble-t-il, été déterminant. J’écris "semble-t-il" parce que en définitive, je ne suis plus sûr de rien, certains choix critiquables du réalisateur ayant regrettablement instillé le doute dans mon esprit. Je ne souscris pas nécessairement à la thèse d Eric Verhaeghe qui, sur son blog, accuse carrément le film de faire dans le révisionnisme historique, mais le fait que le sociologue Bernard Friot puisse affirmer crânement dans le documentaire, sans être contredit, que De Gaulle aurait été contre le projet de sécurité sociale et que c'est pour cela qu'il aurait démissionné en 46, ce qui est grotesque pour quiconque connait un tant soit peu l’histoire de l’époque , me fait m’interroger sur la crédibilité de l’ensemble.

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samedi, 14 janvier 2017

Choses lues … (10)

Deux ou trois choses lues, où l’on s’intéresse au rapport entre intelligence et richesse, où l’on explique que ce ne sont pas les baisses de charge qui créent de l’emploi, où l’on défend le capitalisme à la française et où l’on rend hommage, comme il se doit, à François Chérèque.

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dimanche, 1 janvier 2017

Les visages de la finance

Non, la finance n’est pas un ennemi désincarné. Elle a un visage, ou plutôt des visages et c’est le grand mérite du livre de Geoffrey Geuens intitulé « La finance imaginaire » que de nous donner à les voir en les nommant, mettant au grand jour les relations incestueuses entretenues par les responsables politiques avec les banquiers et autres gérants de fonds de pension. C’est ce qui lui permet d’affirmer « que le monde de la bancassurance et de la gestion de fonds n’est pas devenu, comme certains voudraient le faire croire, une société anonyme. (…) Car derrière l’imaginaire de la démocratisation du capital et de la dissémination de la propriété, c’est toujours – pour qui veut bien regarder – l’oligarchie financière qui se donne à voir. » Et si vous voulez des noms, je vous recommande de lire le livre, il en regorge au point que l’on regrette vraiment qu’il n’y ait pas d’index permettant un référencement plus facile.

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