Eco(dé)mystificateur

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vendredi, 8 décembre 2017

Quand le jour d'après ne ressemble à rien

Je n’arrive toujours pas à y croire. J’ai assisté récemment à la conférence la plus inintéressante à laquelle il m’ait été donné d’assister ces dernières années. Pourtant, l’affiche était alléchante. Le sujet d’abord : « Le Jour d’après - Vers un nouveau paradigme économique et énergétique » ; les intervenants ensuite : Olivier Delamarche, Pierre Sabatier et Nicolas Meilhan membres de « Les Econonclastes » dont l’un des plus célèbres représentants n’est autre qu’Olivier Berruyer ; le cadre et le public enfin : 500 personnes dans les magnifiques locaux de l’Ecole Militaire en plein cœur de Paris. On nous promettait de « décrypter la situation économique actuelle », de « tracer les différents scénarii qui pourraient en découler » et aussi, de « s’intéresser à la dépendance de nos économies au pétrole avant de se projeter dans l’après-pétrole. » On n’a eu droit dans la première partie de la conférence qu’à une suite sans queue ni tête de propos confus et décousus, la deuxième partie sauvant ce qui pouvait l’être du naufrage, sans toutefois ne jamais vraiment dépasser le stade de l’alignement de chiffres et de courbes.

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jeudi, 7 décembre 2017

De la domination des multinationales

"Comploter, coloniser, collaborer, corrompre, conquérir, délocaliser, pressurer, polluer, vassaliser, nier, asservir et régir. Douze verbes permettent de résumer la façon qu’ont eue, au XXe siècle, des multinationales telles que Total de s’affranchir des régimes contraignants des États de droit afin de les contraindre, eux, à leur tour, à un univers commercial les liant à l’échelle mondiale. Ils témoignent d’un ordre qui n’est plus celui du droit mais d’une prétendue science – l’économie financière –, en réalité une idéologie se présentant apte à traduire des phénomènes sociaux et psychologiques fondamentaux, à l’instar de la loi de la gravité, alors qu’il s’agit au contraire pour ces nouvelles règles de façonner un monde selon les paramètres de ce discours, afin qu’il tourne à l’avantage des oligarques qui le promeuvent. Par ces douze modalités, les multinationales ont su s’affranchir de toute forme d’encadrement politique, pour devenir progressivement […] la puissance qui domine l’activité publique."

Extrait de « De quoi Total est-elle la somme ? » d'Alain Deneault

samedi, 11 novembre 2017

Douter de soi serait-il la forme ultime de l'orgueil ?

« Le doute de soi n’est pas l’humilité, je crois même qu’il est parfois la forme la plus exaltée, presque délirante de l’orgueil, une sorte de férocité jalouse qui fait se retourner un malheureux contre lui-même, pour se dévorer. Le secret de l’enfer doit être là. »

Georges Bernanos dans « Journal d’un curé de Campagne »

mardi, 31 octobre 2017

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Peut-on raisonnablement parler de « second rôle de l’Histoire » lorsque l’on considère les plus de 40 années de carrière diplomatique de Talleyrand qui l’ont vu jouer un rôle de tout premier plan dans les affaires de la France entre l'Ancien Régime et le XIXe siècle ?  La question reste posée mais je n’ai pas d’autres catégories où le ranger dans ce blog et donc celle-ci conviendra parfaitement à celui qui peut être considéré comme le précurseur sinon le maitre de tous les hommes politiques qui l’ont suivi, dès qu’il s’agit de trahison, retournement de veste et intérêt personnel bien compris. Les Éric Besson, Manuel Valls et autres Emmanuel Macron font bien pâle figure à côté de celui qui a érigé le cynisme en art de vivre. C’est dans la remarquable biographie qu’André Castelot lui a consacré, « Talleyrand ou le cynisme » que l’on peut trouver ces vers extrait d’un poème satirique d’Auguste Marseille Barthelemy qui résument magnifiquement le caractère de celui qui commença sa carrière en tant qu’évêque !


Le mensonge incarné, le parjure vivant,
Talleyrand-Périgord, prince de Bénévent !
Judas impénitent, le front oint du Saint-Chrême,
Il ouvrit sa carrière en trahissant Dieu même:
Aux autels, à la Cour, doublement apostat,
Comme il traite l’église, il a traité l’Etat.
Exercé quarante ans dans les chancelleries,
Protée au pied boiteux, Satan des Tuileries,
Au pilier du pouvoir, il s’est toujours tordu:
République, Empereur, Rois, il a tout vendu. 

jeudi, 26 octobre 2017

Le Japon, un modèle à suivre ?

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dimanche, 15 octobre 2017

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Bitcoin sans jamais oser le demander

Comme le site du livre le précise « Bitcoin, la monnaie acéphale » de Adli Takkal Bataille et Jacques Favier est « un guide utile et pratique pour comprendre la méta-monnaie », mais aussi le concept de blockchain, sereinement, sans enthousiasme ou idéalisme excessif mais avec assez de lucidité pour ne pas éviter les questions qui fâchent.

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jeudi, 12 octobre 2017

Quand Jean-Marc Sylvestre me met en colère

J’ai décidé de me faire une double violence : je vais parler de Jean-Marc Sylvestre et je ne vais pas l’insulter. C’est un vrai défi, mais j’ai confiance en mes capacités d’auto contrôle. Jean-Marc Sylvestre, donc, a été pendant des décennies et est hélas toujours, omniprésent dans les médias audiovisuels grand public en tant que supposé spécialiste en économie. Je ne l’ai jamais vraiment ni lu ni écouté mais le peu de fois où cela m’est arrivé, j’ai trouvé sa prose totalement indigente et dépourvu de tout intérêt autre que celui d’illustrer parfaitement la totale soumission des éditorialistes à l’orthodoxie dite libérale, totalement discréditée maintenant depuis des années. Sa profonde médiocrité faisait que je ne trouvais pas d’intérêt à en parler régulièrement sur mon blog, même pour me payer sa tête. Sa dernière production sur Atlantico ne déroge pas à la règle mais elle m’a néanmoins mis en colère compte tenu de la violence du propos qui, pour ne pas être physique, n’en est pas moins intolérable.

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dimanche, 1 octobre 2017

La théorie de l'effort

dimanche, 24 septembre 2017

Paris, Paris outragé ! ....

..... Paris défiguré ! Paris martyrisé ! mais Paris ravalé !

dimanche, 17 septembre 2017

Le déficit public est indispensable

C’est un sujet que j’ai traité à plusieurs reprises et qui constitue l’un des piliers du néochartalisme. Michel Santi a récemment publié un billet sur son blog où il soutient cette thèse : « c’est les excédents – non les déficits – qui sont aux origines des ralentissements car il va de soi qu’une économie asséchée par des dettes remboursées tombe en panne ». L’exemple des Etats-Unis est à cet égard significatif : toutes les périodes d’excédents budgétaires dans ce pays, ou presque, ont été suivies de dépressions.

C’est aussi ce que soutenait le regretté Jean-Baptiste Bersac qui avait produit un graphique très parlant dans le cadre d’un diaporama qu’il présentait pour expliquer la théorie néochartaliste. Je le reproduis ci-dessous.

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