Eco(dé)mystificateur

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samedi, 9 avril 2016

Mais que produit donc le Luxembourg ? Réflexion sur le salaire minimum et la productivité

Ce qui est bien avec Atlantico,  c’est qu’ils sont de droite ne sont pas sectaires. Ils donnent la parole à des intervenants  d’opinion souvent différentes parmi lesquels des économistes aux propos intéressants comme C.Mucherie et d’autres, aux propos indigents moins intéressants, comme A.Delaigue. Dans un papier récent, ce dernier nous explique pourquoi la hausse du salaire minimum serait, d’après lui,  globalement inefficace dans la lutte contre la calvitie les inégalités. Je vous laisse, si le cœur vous en dit, vous faire votre propre opinion sur un texte dont les arguments reposent principalement sur du vent « la littérature économique » (sic), celle qui visiblement n’inclut pas le dernier ouvrage d’Edouard Cottin-Euziol que je n’hésiterais pas à offrir à Delaigue si il me donnait son adresse. Je voudrais néanmoins rebondir sur une affirmation de ce dernier à savoir que « le salaire minimum, comme tous les salaires, est déterminé par la productivité du pays ». Et pour cela, je vais faire appel au dénommé Yann qui, à mon grand désespoir, a disparu – même si on trouve des traces récentes de son passage sur le Web à travers des commentaires postés notamment sur les-crises.fr - et a laissé son blog « Le bon dosage » en jachère. Ce dernier reste néanmoins une source inépuisable de réflexion sur un grand nombre de sujet, dont celui, justement, de la productivité.

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samedi, 8 mars 2014

La révolte de Pierre Rabhi

Je ne sais pas ce qu’est exactement l’agroécologie (il va falloir que je me renseigne) et si elle peut vraiment changer le monde mais j’ai bien aimé ce que dit Pierre Rabhi dans un entretien avec les journalistes de Libé dont je vous propose un court extrait ci-dessous.

« Et arrivés à la campagne en plein exode rural, on nous a dit: «Que venez-vous faire ici ?» Nous avons tenu le cap. Et maintenant, je vous parle comme un milliardaire, je contemple un magnifique paysage, je jouis du chant des oiseaux, du ciel, des étoiles, ce sont les grands cadeaux de la vie. Le reste, c'est quoi? Toucher un salaire pour pouvoir faire des glissades à la neige ou bronzer? Que voulons-nous que la vie soit? Est-ce juste arriver sur terre, travailler pour augmenter le produit national brut et disparaitre? Je trouve que c'est très court. Je ne critique évidemment pas les individus, mais la logique actuelle. Nous vivons dans une société qui a transformé l'être humain en une espèce d'esclave salarié. Certains ont la chance de faire un travail qui les épanouit. Mais beaucoup sont contraints de pourrir leur vie car il leur faut un salaire. Et si on n'a plus besoin d'eux, on les met dehors. Mais qu'est-ce que c'est que cette société? Ma révolte est là. On peut faire autrement, et l'agroécologie offrirait un chantier extraordinaire. Cela permettrait de retrouver cette convivialité que nous avons perdue et qui fait la qualité de la vie humaine. »

Pierre Rabhi dans Libération du 24 février 2014

mercredi, 31 juillet 2013

Organigramme de l'Union Européenne

mardi, 23 juillet 2013

Splendeur du déficit budgétaire et misère de la rigueur

Ne vous arrêtez pas à son titre totalement inadapté – "Splendeurs et misères du libéralisme" – car c’est bien le seul défaut de l’ouvrage de l’économiste Michel Santi, par ailleurs tout à fait intéressant, notamment parce qu’écrit par un praticien de la finance qui nous explique comment, selon lui, l’économie devrait fonctionner. Dès les premières pages, le cadre est posé : "(…) les déficits publics ne doivent rencontrer aucun obstacle ni aucune limite, si ce n’est l’accomplissement de la raison même d’exister d’un Etat, à savoir le rétablissement du plein emploi et la stabilité des prix" et plus loin : "sans déficit public, pas de croissance".
Ces propos, que ne renierait pas le premier néochartaliste venu, constituent le postulat de base martelé tout au long du livre, à partir duquel Michel Santi dézingue les politiques d’austérité actuellement menées en Europe au nom d’une rigueur budgétaire que rien ne justifie, si ce n’est " les carences de nos modèles économiques qui n’intègrent pas la dette et qui, a fortiori, passent totalement sous silence ses effets." Dans une sorte de cri du cœur, il interroge : "Quand se rendra-t-on enfin compte que seule l’augmentation du chômage dégrade les déficits publics ?"

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vendredi, 15 février 2013

Visiblement, les experts du FMI n’ont pas lu Marc Lavoie...

...et ceux en charge de décider de la politique économique de l’Europe et notamment de son budget, non plus. Car si ils avaient lu "L’économie postkeynésienne", un petit livre très bien fait de la collection "Repères", ils auraient – on peut toujours rêver – peut-être guéri de cette maladie étrange qui leur fait régulièrement faire le contraire de ce qu’il faudrait. Comme le dit l’auteur, « la théorie postkeynésienne est un antidote contre la pensée unique. Pour qui veut contester l’économie dominante et s’opposer aux politiques d’austérité, la théorie postkeynésienne offre un utile support théorique »

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vendredi, 8 juin 2012

Le triomphe de la déraison

« C’est bien le système dans son ensemble qui est fou. Dans la sphère réelle, il installe une croissance inégale et de ce fait insoutenable. Une partie croissante de la population n’a plus les moyens de se procurer, grâce à la rémunération de son travail, les biens produits par tous. Ces biens doivent donc soit être achetés à crédit (renouvelable) par une population qui n’aura pas globalement les moyens de rembourser ses dettes, soit être affectés à la surconsommation croissante des plus riches. La première option est insoutenable financièrement, la seconde l’est socialement et politiquement. La raison commanderait donc d’instaurer un partage plus égalitaire des revenus, en sorte que tous les travailleurs puissent, grâce à leur travail, financer leur consommation de biens privés et publics et la charge d’un endettement raisonnable pour leurs investissements immobiliers et productifs. Elle commanderait aussi de limiter la circulation des capitaux et le crédit à ce qui est nécessaire pour le financement des échanges réels et des investissements productifs. Tel est le bon sens économique qui avait gagné du terrain au cours des trois décennies précédant la Grande Régression. Cette dernière, en libérant comme jamais le désir d’argent et le pouvoir de ceux qui le détiennent, détruit la raison économique. Elle détruit aussi l’utilité sociale de la monnaie et de la finance. »

 Jacques Généreux – La Grande Régression

dimanche, 30 octobre 2011

L’euro est une maison mal construite, sur des fondations pourries, et en zone inondable

C’est ce que nous explique magistralement Laurent Pinsolle en 12 minutes dans cette vidéo lumineuse publiée sur le site Enquêtes et Débats.

lundi, 13 juin 2011

Des rémunérations indécentes

Malgré la crise, les dirigeants du CAC 40 continuent de se gaver. Les chiffres donnés par L’Expansion du mois de juin confirment que 2010 a été un millésime en or pour les PDG alors que la grande masse des salariés a vu son salaire stagner. La fracture salariale continue de s’aggraver. Dans ce contexte, le livre de Philippe Villemus intitulé "Le patron, le footballeur et le smicard" tombe à pic. L’auteur qui fut, entre autres,  Président monde de Helena Rubinstein (groupe L’Oréal) et Directeur marketing-ventes-partenariat de la Coupe du monde de football 1998 n’est pas précisément un affreux gauchiste dont l’unique ambition serait de se payer les méchants capitalistes. C’est au contraire un homme lucide qui, pour avoir lui-même exercé de hautes responsabilités, sait de quoi il parle, ce qui rend d’autant plus intéressante sa dénonciation sans compromis du système tel qu’il fonctionne actuellement.    

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mercredi, 27 avril 2011

Pour l’oligarchie au pouvoir, le chômage n’est pas le problème, c’est la solution

C’est ce que nous démontre Laurent Cordonnier dans un petit livre intitulé "Pas de pitié pour les gueux" qui, pour ne pas être récent (2000), reste cependant d’actualité. C’est en le relisant que j’ai pris toute la mesure de cet ouvrage d’une centaine de pages, qui est essentiel pour comprendre l’idéologie qui sous-tend les théories élaborées par les économistes du travail. La lecture est souvent un réel plaisir si la rencontre virtuelle un peu magique entre le lecteur et l’auteur se réalise. En ce qui me concerne, elle n’a eu lieu qu’au deuxième rendez-vous. Notons que la réédition de 2008 étant la septième, on peut considérer que le succès, mérité, a couronné cet exercice de déconstruction du mythe qui nous est inculqué selon lequel le chômage serait la conséquence des imperfections du marché du travail mises à profit par les vilains salariés pour tirer au flanc. C’est indubitablement un livre essentiel, au style alerte, qu’il faut avoir lu.    

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mercredi, 6 avril 2011

De Margerie et Fillon sont sur un bateau …en toute sécurité ?

Je me suis longtemps demandé ce qui motivait réellement les multinationales – du secteur pétrolier, celles que je connais le mieux – à prendre tant de soin de la santé et de la sécurité de leurs employés. Ce que l’on désigne sous l’acronyme "HSE" pour Hygiène, Sécurité et Environnement est devenu une priorité majeure qui mobilise tout le management et qui donne lieu à un nombre incalculable de séminaires, formations et autres grands-messes. Plus une réunion ne peut avoir lieu sans débuter par la sacro-sainte "Minute sécurité". Du plus bas de l’échelle jusqu’au sommet de la direction, chacun voit au moins un de ses objectifs annuels spécifiquement consacré au HSE. Des départements spécialisés se consacrent à imaginer, mettre en place et suivre les critères permettant de mesurer les performances dans ce domaine. Il ne se passe pas une journée sans que l’on soit d’une manière ou d’une autre, sensibilisé à ces problématiques. Mais quelles sont les véritables motivations cachées derrière ce qui peut apparaître comme une véritable obsession ?

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