Eco(dé)mystificateur

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jeudi, 16 mars 2017

Redresser la France en empilant les cadavres ?

Je dois avouer que je ressens habituellement une certaine fierté à être français. Et même si je suis conscient que la seule peine que je me suis donné pour mériter cette qualité, fut de naitre au bon endroit, je suis fier de ce que peut représenter la France, de ce qu’ont fait certains de ses enfants et de ce qu’elle a pu apporter de positif à l’histoire de l’humanité. Mais il y a un sujet qui me remplit de honte et qui pourtant ne semble pas être considéré par mes compatriotes comme plus grave que l’obligation faite à la fille Fillon de rembourser son mariage : nous sommes gouvernés par des cons vice-champion du monde ex-aequo des ventes d’armes et aucune voix ne s’élève, en dehors de quelques blogueurs isolés, pour dénoncer ce scandale !

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dimanche, 18 décembre 2016

Du monétarisme

Dans un texte précédent, je m’inquiétais d’une possible conversion aux thèses monétaristes,  moi qui m’efforce depuis des années de devenir un bon keynésien ! C’est en lisant la présentation de Bernard Guerrien du livre de Nicholas Kaldor, « Le fléau du monétarisme », que j’ai compris que mes inquiétudes n’étaient pas vraiment fondées tant il semble difficile en réalité de définir précisément ce qu’est le monétarisme.

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mercredi, 14 décembre 2016

L’impôt sur les vaches

Encore un très bon texte de M.Mucherie sur Atlantico que je vous recommande de lire en entier et dont je vous propose un extrait ci-après qui rappelle, entre autres choses et  si il le fallait encore, que le QE de la BCE tel qu’il est pratiqué ne touche pas l’économie réelle – ce qui n’était pas son objectif – mais , et c’est beaucoup plus grave, n’atteint même pas sa cible, à savoir, simuler l’inflation.

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samedi, 20 août 2016

N’ayez pas peur

Les solutions existent, j’en suis intimement convaincu, pour améliorer de manière significative le fonctionnement de nos économies dans l’intérêt de tous. Elles reposent sur des théories comme le néochartalisme ou la finance fonctionnelle de Lerner. Elles ont été décrites en long et en large notamment sur ce blog et je renvoie à ce très bon texte publié sur le blog d'André-Jacques Holbecq en 2013 qui présente une excellente description des concepts principaux. La question qui se pose alors à un béotien comme moi c’est bien évidemment pourquoi, si les solutions sont si évidentes,  elles ne sont pas mises en application.

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mercredi, 13 avril 2016

La méthode Coué à la rescousse du QE de la BCE ?

J’ai donc assisté au séminaire Fourgeaud du 5 avril dernier intitulé "Impact de la politique monétaire de l’Eurosystème". Malgré la technicité des sujets, j’ai quand même réussi à saisir les grandes lignes des démonstrations faites par les représentants de l’INSEE puis de la Banque de France. Le moins que l’on puisse dire c’est que la justification d’un soi-disant effet positif du QE actuel sur la reprise a été laborieuse et, de mon point de vue de béotien, tiré par les cheveux.

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samedi, 9 avril 2016

Mais que produit donc le Luxembourg ? Réflexion sur le salaire minimum et la productivité

Ce qui est bien avec Atlantico,  c’est qu’ils sont de droite ne sont pas sectaires. Ils donnent la parole à des intervenants  d’opinion souvent différentes parmi lesquels des économistes aux propos intéressants comme C.Mucherie et d’autres, aux propos indigents moins intéressants, comme A.Delaigue. Dans un papier récent, ce dernier nous explique pourquoi la hausse du salaire minimum serait, d’après lui,  globalement inefficace dans la lutte contre la calvitie les inégalités. Je vous laisse, si le cœur vous en dit, vous faire votre propre opinion sur un texte dont les arguments reposent principalement sur du vent « la littérature économique » (sic), celle qui visiblement n’inclut pas le dernier ouvrage d’Edouard Cottin-Euziol que je n’hésiterais pas à offrir à Delaigue si il me donnait son adresse. Je voudrais néanmoins rebondir sur une affirmation de ce dernier à savoir que « le salaire minimum, comme tous les salaires, est déterminé par la productivité du pays ». Et pour cela, je vais faire appel au dénommé Yann qui, à mon grand désespoir, a disparu – même si on trouve des traces récentes de son passage sur le Web à travers des commentaires postés notamment sur les-crises.fr - et a laissé son blog « Le bon dosage » en jachère. Ce dernier reste néanmoins une source inépuisable de réflexion sur un grand nombre de sujet, dont celui, justement, de la productivité.

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mardi, 29 mars 2016

Non, ce ne sont pas "les-marchés" qui fixent les taux d’intérêt de la dette publique

Paradoxalement, c’est dans le e-livre (« Le coup d’état monétaire – L’indépendance de la banque centrale, mère de toutes les erreurs de pilotage monétaire ») de Mathieu Mucherie, monétariste convaincu, disciple avoué de Milton Friedman, que j’ai trouvé ce passage qui confirme l’une des démonstrations les plus éclatante du néochartalisme à savoir que c’est la Banque Centrale qui, à travers le taux directeur, fixe tous les autres, y compris celui de la dette publique comme l’explique par ailleurs Jean-Baptiste Bersac dans «Devises – L’irrésistible émergence de la monnaie ».

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jeudi, 17 mars 2016

Bulle, vous avez dit bulle ?

C’est un des arguments souvent avancé par ceux qui critiquent ce qu’on appelle le Quantitative Easing : l’injection de monnaie  qui en découle créerait systématiquement des bulles sur les marchés financiers. Un article très intéressant de Mathieu Mucherie publié sur Atlantico.fr vient remettre en question une évidence qui ne va pas forcément de soi. Et les faits sont là, comme nous l’explique notre économiste de marché, chiffres et graphiques à l’appui. Il n’y a pas d’emballement des cours de bourse, les grandes matières premières sont toutes en chute libre, l’immobilier ne flambe pas et le risque immédiat que nous devons affronter est la déflation.  Je vous encourage à lire ce texte, il est décapant. Parmi les nombreuses questions que sa lecture entraine, il y en a une qui m’a particulièrement travaillé :   si il n'y a pas de bulles, où sont passés les milliards injectés par la BCE dans le cadre du QE ? Je vous propose ci-après, en vrac, les éléments de réponse que j’ai pu glaner ici et là :

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samedi, 10 octobre 2015

Pourquoi les milieux d’affaires s’opposent-ils par principe au plein emploi (bis)?

Nous avons déjà proposé une réponse argumentée à cette question sous la forme d’un résumé de la démonstration faite par l’économiste Michal Kalecki en 1943. En 2015, c’est au tour de Nicolas Goetzmann, responsable du pôle Economie pour Atlantico – site internet  que l’on peut difficilement classer à l’extrême gauche – de proposer sa réponse à cette question, réponse que ne renierait pas l’économiste polonais et qui est résumée ainsi : « Si la baisse du chômage et la recherche du plein emploi semble être un objectif "désirable" pour l’ensemble de la population, il n’est pas certain qu’il soit réellement partagé par tous. Car un niveau de chômage "raisonnablement" élevé permet de favoriser certaines élites économiques en faisant peser une lourde pression sur les salaires, et de conserver le pouvoir au sein des entreprises. »

dimanche, 16 août 2015

Pourquoi les milieux d’affaires s’opposent-ils par principe au plein emploi ?

Quand on ambitionne comme moi d’essayer de comprendre le fonctionnement de l’économie, on en arrive vite à se demander pourquoi rien n’est fait pour essayer de mettre en œuvre les solutions proposées par de nombreux économistes – souvent hétérodoxes – et qui permettraient très probablement d’améliorer la situation, notamment en réduisant le chômage. Si l’on dépasse les analyses psychologiques mettant en évidence l’impossibilité de nos élites de se remettre en cause et qu’on évite l’écueil des théories du complot, on est amené néanmoins à dénoncer les intérêts de certains à ce que la situation ne change pas. C’est, par exemple, ce qu’a fait, parmi d’autres, un contemporain  comme Laurent Cordonnier dans « Pas de pitié pour les gueux » où il montre pourquoi le chômage est utile pour l’oligarchie qui nous gouverne. C’est aussi ce qu’a fait au siècle dernier, l’économiste polonais Michal Kalecki dans un texte qu’il a publié en 1943 intitulé « Les aspects politiques du plein emploi » et qui a été résumé sur le blog Le reste du monde que j’ai découvert très récemment. A noter au passage que ce texte de Kalecki a été traduit en français et commenté par Jean-Baptiste Bersac dans son livre « Devises – L’irrésistible émergence de la monnaie ».     

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