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Les seconds rôle de l'Histoire

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samedi, 20 septembre 2014

André Bollier

C’est en lisant l’ouvrage passionnant de Robert Belot intitulé "Henri Frenay : De la Résistance à l'Europe"–  ouvrage dont je reparlerai – que j’ai découvert André Bollier. Compagnon de la Libération, Bollier est mort à 24 ans en juin 1944, en fuyant la Gestapo et la milice, après avoir été grièvement blessé sur le front en 1940 et s’être consacré, à partir de 1941, à l’organisation et à la propagande de Combat, journal du mouvement éponyme. Comme l’écrit Belot : "Frenay doit beaucoup à ce jeune idéaliste grâce à qui a été forgé l’instrument qui a permis d’engager la première phase du combat résistant, le combat de la parole et de l’opinion "

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vendredi, 2 mai 2014

Le général Sikorski

A l’origine, la catégorie "seconds rôles de l’Histoire" a été conçue pour ne traiter que l’histoire de France. Je vais faire ici une exception en m’intéressant au général polonais  Władysław Eugeniusz Sikorski dont la disparition tragique a joué un rôle majeur dans le destin de la Pologne. Ecoutons ce qu’en dit un autre général, bon connaisseur de la Pologne,  Charles de Gaulle, dans ses Mémoires de guerre, suite à l’accident d’avion qui coûta la vie à Sikorski en 1943 : « Cet homme éminent, qui jouissait d’assez de prestige pour dominer les passions de ses compatriotes, d’assez d’audience internationale pour qu’on dût le ménager, était irremplaçable. Dès le lendemain de sa disparition, la crise russo-polonaise prit l’allure d’un conflit aigu ».

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lundi, 9 septembre 2013

Pour que Maurice de Cheveigné ne tombe pas dans l’oubli

J’ai déjà eu l’occasion de parler de Maurice de Cheveigné, Français Libre. Ses mémoires n’ont pas trouvé d’éditeur. C’est Daniel Cordier qui  nous le dit dans son dernier ouvrage intitulé "De l’Histoire à l’histoire" :

Maurice de Cheveigné avait rédigé, une quinzaine d’années avant sa mort, en 1992, des Mémoires intitulés « Radio libre ». Ils évoquaient de façon sensible nos activités et notre amitié à Lyon en 1942 et 1943. Ces remarquables Mémoires, plus proches de la vérité que les écrits des « grands témoins » de la Résistance, n’ont intéressé, hélas, aucun éditeur.

Je ne vais pas m’étendre sur ce qui constitue à mes yeux une aberration incompréhensible et scandaleuse : comment peut-on se priver d’un tel témoignage ? Comment peut-on tolérer que l’exemple de ces Français Libres risque de s’effacer de notre mémoire collective ? Je me contenterai de renvoyer à l’article que j’avais écrit après avoir découvert, par le plus grand des hasards sur Internet, ce document poignant. Une dernière chose. Dans son livre, Daniel Cordier indique que De Cheveigné a mis fin à ses jours. On ne peut s’empêcher alors de penser à ce qu’il écrivait dans ses mémoires : «  Et si je dois mourir, (…)  que ce soit de ma main. ». C’était un homme libre qui a choisit sa fin.

PS1 : je tiens à disposition de ceux qui le souhaitent, une version pdf du texte complet. Il suffit de me contacter en me donnant une adresse e-mail.

PS2 : Billet initialement publié sur Ragemag

jeudi, 1 décembre 2011

Fernand Bonnier de La Chapelle

Pour illustrer la catégorie des seconds rôles de l’Histoire, j’ai choisi un assassin, Fernand Bonnier de La Chapelle, jeune Algérois de vingt-deux ans qui, le 24 décembre 1942 abat de deux balles l’amiral Darlan. On peut raisonnablement considérer que ce geste a changé le cours de la Seconde Guerre Mondiale pour la France, en facilitant la tâche du Général de Gaulle qui voyait ainsi s’effacer l’un des obstacles que les Anglo-Saxons dressaient devant lui.

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lundi, 7 novembre 2011

Nous devons continuer à nous battre pour un monde meilleur

Un certain nombre de reportages récents comme par exemple le documentaire de France 5 intitulé « Delta  du  Niger, la guerre du brut », ont mis en évidence la tragédie du Nigeria, victime de la malédiction de l’or noir. C’est en visionnant l’un de ces reportages que j’ai découvert l’existence d’un homme qui aurait eu 70 ans cette année, un homme qui a tenté de résister à la mise à sac de son pays : Ken Saro Wiwa, écrivain, activiste et défenseur de l'environnement. Il a été exécuté le 10 Novembre 1995 par la dictature militaire nigériane à la solde de la multinationale Shell qui a joué un rôle important dans cet assassinat. Il a été pendu haut et court, tout comme huit autres défenseurs des droits de l’Homme.

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samedi, 29 janvier 2011

Maurice de Cheveigné, radio libre

« Agir et penser comme tout le monde n'est jamais une recommandation; ce n'est pas toujours une excuse. »   Marguerite Yourcenar, Archives du Nord citée par M. de C.

Je l’ai déjà écrit, je suis fasciné par la Résistance ou plutôt par les Résistants, cette poignée d’hommes et de femmes qui ont fait le choix, au péril de leur vie, de dire non. Cela renvoie inéluctablement à la question, et moi, qu’aurais-je fait dans les mêmes circonstances ? Mais cela pose aussi la question plus dérangeante et que fais-je maintenant, alors que les circonstances sont incomparablement moins risquées mais que les raisons de s’indigner ne manquent pas et que l’injustice étend son emprise sur le monde ? 

Au hasard de mes lectures et de ma navigation sur Internet, j’ai découvert un trésor : le texte des mémoires de Maurice de Cheveigné. Je vous préviens tout de suite : ce n’est pas le futur prix Goncourt et le suspens ou les envolées lyriques sont inexistants. C’est tout simplement le récit sans fioritures inutiles de quelqu’un qui s’est conduit en héros et qui nous lègue son témoignage.

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mercredi, 30 décembre 2009

Daniel Cordier

Officiellement, il fut le secrétaire de Jean Moulin de Juillet 1942 à Juin 1943. En pratique, il fut bien plus que cela : il fut son adjoint, l’épaulant de manière remarquable dans sa tâche proprement surhumaine. C’est ce que nous découvrons dans son livre "Alias Caracalla", ouvrage passionnant de plus de neuf cent pages que l’on lit d’une traite. Le terme "second rôle de l’Histoire" qui me sert d’intitulé à cette catégorie initiée il y a quelque temps maintenant ne parait pas des plus approprié – mais je n’en ai pas d’autre – à celui qui, alors qu’il n’avait pas encore 20 ans, fit le choix de l’honneur, du courage et du don de soi, et qui, hasard des circonstances, alors que son désir le plus cher était de se battre, se retrouva à seconder le représentant de De Gaulle chargé d’unifier la Résistance, d’établir l’autorité du Général sur les responsables militaires affirmant ainsi la légitimité de ce dernier à représenter la France aux yeux des Alliés.

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mercredi, 8 juillet 2009

Célestin Hennion et les brigades du Tigre

Bon, y en marre de l’économie, de la monnaie, du dollar, de l’étalon-or et tutti quanti ! Détendons-nous un peu en nous intéressant à l’un de ceux que j’appelle les seconds rôles de l’Histoire, et qui ont agit dans l’ombre d’un personnage illustre. Nous allons parler ici de Célestin Hennin le créateur des fameuses Brigades du Tigre rendues célèbres notamment par la série télévisée éponyme.

Ce qui suit est très largement et très librement inspiré de la biographie de Clemenceau par Jean-Baptiste Duroselle.

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