Eco(dé)mystificateur

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jeudi, 23 février 2017

Je demande l’asile politique en Picardie

Mes toutes dernières et fragiles illusions se sont envolées. Pour remettre la France debout, celui que j’ai longtemps soutenu, a étonnamment et définitivement décidé qu’il était plus rentable de taper sur les immigrés et les RMIstes que sur l’euro. Et, pour ne rien arranger, de peur d’être confondu avec un royaliste (sic), il laisse officiellement tomber le souverainisme comme il l’a récemment expliqué à la radio. Bref, Nicolas Dupont Aignan – alias NDA – a irrémédiablement cédé aux sirènes du marketing politique et des instituts de sondage et le nouveau slogan de sa campagne est donc bien « Ordre, justice et …reniement » comme je l’avais déjà dénoncé en mars dernier. Me voilà donc bien emmerdé quant au bulletin à mettre dans l’urne dans quelques semaines … 

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lundi, 13 février 2017

De P. Samuelson à M. Goodwin

Le tout premier livre d’économie que j’ai lu c’était en 2007, la traduction française de la 18ème édition d’« Economics », le manuel d’économie de Paul Samuelson (et   William D. Nordhaus). J’en ai d’ailleurs tiré ce slogan qui figure en tête de mon blog : « En économie, ce que les gens voient dépend des lunettes théoriques qu’ils portent. » Dix ans plus tard, en 2017, le tout dernier livre d’économie que j’ai lu est « Economix » la bande dessinée de Michael Goodwin (et Dan Burr). Entre les deux, la lecture de nombreux ouvrages – très souvent résumés sur ce blog – m’a permis de créer des lacunes dans mon ignorance. Je suis aujourd’hui capable de me faire une opinion sur les grands débats économiques et juger si un propos est hétérodoxe sensé ou orthodoxe délirant. Et si je ne prétends pas détenir la vérité, je m’en suis indéniablement rapproché.

mercredi, 8 février 2017

Humaine humanité

Deux citations qui illustrent bien, me semble-t-il, les affres de la condition humaine qui ne parait pas spécialement avoir été conçue à l’origine pour la concorde et le bonheur.

« Et quoi qu’on fasse, les gens paraissent moins disposés à utiliser les bonnes volontés qu’inconsciemment désireux de les opposer les unes aux autres. »

« Quoi ! l’ignorance, la maladie, la misère dévorent des milliers d’innocents, et lorsque la Providence, par miracle, ménage quelque asile où puisse fleurir la paix, les passions viennent s’y tapir en rampant, et sitôt dans la place, y hurlent jour et nuit comme des bêtes… »

Georges Bernanos dans  « Journal d’un curé de Campagne »

dimanche, 22 janvier 2017

Mettre enfin l’intelligence au pouvoir

J’apprécie beaucoup Jacques Généreux. La preuve : il a droit à son tag sur ce blog. Pour autant, je ne savais pas qu’il venait de publier un nouvel opus et quand on me l’a offert récemment, je n’ai pas fait preuve d’un enthousiasme débordant, persuadé que j’avais déjà plus ou moins fait le tour du sujet et de ce qu’il pouvait avoir à dire. Grave erreur : « La déconnomie » est un ouvrage majeur qui apporte des éléments de réponses convaincants à la question qui me taraude de savoir pourquoi ceux qui nous gouvernent continuent d’appliquer des politiques vouées à l’échec alors que d’autres solutions existent. Comme l’écrit l’auteur, il s’agit ici de « résoudre une énigme, à savoir : la persistance et l’engouement des élites pour un système aussi économiquement inefficace qu’il est socialement scandaleux et écologiquement catastrophique »

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lundi, 16 janvier 2017

De Gaulle et la Sécurité sociale, ou le révisionnisme historique de la gauche

C'est après avoir vu la très intéressante émission d’Arrêt sur Images consacrée à la sécurité sociale et intitulée : "Sécu : Parlons du trou de mémoire et non du trou financier" que j'ai eu envie d'aller voir le documentaire "La Sociale" réalisé par Gilles Perret. On y découvre notamment le rôle qu’a joué un personnage oublié, Ambroise Croizat, dont le rôle a, semble-t-il, été déterminant. J’écris "semble-t-il" parce que en définitive, je ne suis plus sûr de rien, certains choix critiquables du réalisateur ayant regrettablement instillé le doute dans mon esprit. Je ne souscris pas nécessairement à la thèse d Eric Verhaeghe qui, sur son blog, accuse carrément le film de faire dans le révisionnisme historique, mais le fait que le sociologue Bernard Friot puisse affirmer crânement dans le documentaire, sans être contredit, que De Gaulle aurait été contre le projet de sécurité sociale et que c'est pour cela qu'il aurait démissionné en 46, ce qui est grotesque pour quiconque connait un tant soit peu l’histoire de l’époque , me fait m’interroger sur la crédibilité de l’ensemble.

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samedi, 14 janvier 2017

Choses lues … (10)

Deux ou trois choses lues, où l’on s’intéresse au rapport entre intelligence et richesse, où l’on explique que ce ne sont pas les baisses de charge qui créent de l’emploi, où l’on défend le capitalisme à la française et où l’on rend hommage, comme il se doit, à François Chérèque.

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dimanche, 1 janvier 2017

Les visages de la finance

Non, la finance n’est pas un ennemi désincarné. Elle a un visage, ou plutôt des visages et c’est le grand mérite du livre de Geoffrey Geuens intitulé « La finance imaginaire » que de nous donner à les voir en les nommant, mettant au grand jour les relations incestueuses entretenues par les responsables politiques avec les banquiers et autres gérants de fonds de pension. C’est ce qui lui permet d’affirmer « que le monde de la bancassurance et de la gestion de fonds n’est pas devenu, comme certains voudraient le faire croire, une société anonyme. (…) Car derrière l’imaginaire de la démocratisation du capital et de la dissémination de la propriété, c’est toujours – pour qui veut bien regarder – l’oligarchie financière qui se donne à voir. » Et si vous voulez des noms, je vous recommande de lire le livre, il en regorge au point que l’on regrette vraiment qu’il n’y ait pas d’index permettant un référencement plus facile.

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samedi, 31 décembre 2016

Sapiens

Pour finir l’année, quelques citations en vrac d’un livre que je viens de finir et que je ne peux que recommander : « Sapiens : Une brève histoire de l'humanité » de Yuval Noah Harari. Le moins que l’on puisse dire c’est que ça décoiffe. Harari revisite l’histoire de l’humanité sur le temps long, met les choses en perspective et propose un scénario pour ce qui nous attend. C’est très bien écrit et très nouveau comme approche je trouve. C’est un bouquin qui devrait faire date.

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mardi, 27 décembre 2016

La monnaie est l'apogée de la tolérance

« Depuis des milliers d'années, philosophes, penseurs et prophètes ternissent l'argent et en font la racine de tous les maux. Quoi qu'il en soit, la monnaie est aussi l'apogée de la tolérance. Elle est plus ouverte que la langue, les lois des Etats, les codes culturels, les croyances religieuses et les habitudes sociales. La monnaie est le seul système de confiance créé par l'homme qui puisse enjamber n'importe quel fossé culturel et qui ne fasse aucune discrimination sur la base de la religion, du genre, de la race, de l'âge ou de l'orientation sexuelle. Grâce à l'argent, même des gens qui ne se connaissent pas et ne se font pas confiance peuvent tout de même coopérer efficacement »

 Yuval Noah Harari dans « Sapiens : Une brève histoire de l'humanité »

dimanche, 18 décembre 2016

Du monétarisme

Dans un texte précédent, je m’inquiétais d’une possible conversion aux thèses monétaristes,  moi qui m’efforce depuis des années de devenir un bon keynésien ! C’est en lisant la présentation de Bernard Guerrien du livre de Nicholas Kaldor, « Le fléau du monétarisme », que j’ai compris que mes inquiétudes n’étaient pas vraiment fondées tant il semble difficile en réalité de définir précisément ce qu’est le monétarisme.

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