Eco(dé)mystificateur

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jeudi, 29 mars 2018

Revenu universel et babyfoot

J’ai assisté mardi 27 mars au débat organisé par la Maison de l’Europe de Paris intitulé « Financer le revenu de base, nouvelle compétence des Banques Centrales ? », en présence de l’économiste Pascal Perez, de Stanislas Jourdan et de Julien Bayou. Ce dernier est arrivé très nettement en retard. J’ai toujours du mal avec ce genre d’attitude qui laisse entendre que la personne concernée est très occupée mais, bon quand même, elle viendra faire un tour histoire de faire bénéficier les cloportes présents dans la salle de sa lumineuse présence. Je suis surement très injuste mais moi aussi je fais un effort pour venir assister à ce genre d’évènement et j’attends qu’on me montre un peu de respect. Malgré ça, je ne regrette pas d’être venu ne serait-ce que pour entendre Pascal Perez que je ne connaissais pas.

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samedi, 3 février 2018

De Gaulle, la condition ouvrière et le code civil

Le Général me tend le numéro d'avril 1948 de la revue: Économie contemporaine et me demande de chercher à savoir qui est M.Hubert Multzer, qui vient de publier un article dans ce numéro, sous le titre: « L'Idée d'association entre le capital et le travail». Il est l'auteur d'un ouvrage intitulé: La propriété sans le vol.

Je demande au Général si M.Jacques Baumel (…) lui a fait parvenir, comme je lui avais demandé, les principaux ouvrages relatifs aux questions d'association, de cogestion, de participation aux bénéfices, de statuts de l'entreprise, etc.

(...)

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dimanche, 28 janvier 2018

A quoi sert d'étudier l'économie ?

Je suis tombé récemment sur cette citation de l’économiste Joan Robinson :

The purpose of studying economics is not to acquire a set of ready-made answers to economic questions, but to learn how to avoid being deceived by economists.”


que j’ai traduite de la manière suivante :

« Etudier l’économie n’a pas pour but d’acquérir un ensemble de réponses toutes faites aux questions économiques mais d’apprendre à éviter d’être trompé par les économistes »


et que je fais mienne tant il est vrai que c’est le but que j’ai toujours poursuivi en m’intéressant à l’économie : ne pas me faire enfumer par les économistes professionnels.

jeudi, 25 janvier 2018

Quand Jean-Luc Mélenchon se convertit au néochartalisme

Jean-Luc Mélenchon se serait-il récemment converti au néochartalisme (aussi appelé MMT pour Modern Money Theory) ? C’est ce que l’on peut légitimement se demander en voyant qu’il a repris sur son blog un texte initialement publié par le journaliste Romaric Godin sur Médiapart, et dont je vous recommande fortement la lecture. R.Godin qualifie la MMT de « théorie économique montante ». Puisse-t-il avoir raison (même si cette théorie est tout sauf nouvelle) et que ce sujet soit enfin débattu sur la place publique pour être porté par des dirigeants dont le programme politique deviendrait alors enfin digne des défis que nous devons affronter.

jeudi, 18 janvier 2018

Le cercle des blogueurs disparus

J’attaque ma dixième année de blogueur. Étonnant, non ?
Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, ce blog a vu le jour dans l’optique de créer des lacunes dans mon ignorance, principalement en économie. Et cette ignorance étant particulièrement crasse à la base, il reste encore beaucoup à faire, ce qui explique sans doute qu’« Eco(dé)mystificateur » existe toujours alors que tant d’autres blogs ont disparu. Avant de revenir sur ces disparitions, je voudrais rapidement signaler que le blog, en plus de me forcer à maintenir une activité intellectuelle et à apprendre, m’a permis de faire de nombreuses rencontres et qu’il a eu des conséquences pratiques très positives dans la vraie vie.

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lundi, 18 décembre 2017

Mesange ou les limites de l’évaluation économique

En ce 13 décembre, divers intervenants issus notamment de la DGTrésor, de l’Insee et de diverses universités ont participé à un colloque organisé par la DARES pour comprendre « la dynamique relativement soutenue des salaires en France depuis la crise économique de 2008, au regard du ralentissement de la productivité et de la montée du chômage », dynamique qui n’était pas forcément cohérente avec les résultats attendus tels que décrits dans les théories en vigueur. Le citoyen que je suis se réjouit d’avoir pu assister à ce colloque notamment parce que j’ai pu voir de l’intérieur le fonctionnement de ces organismes officiels dont les conclusions servent, si je ne m’abuse, à orienter la politique économique du gouvernement. Et ce n’est franchement pas rassurant !

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samedi, 16 décembre 2017

Qu’est-ce qu’un homme de gouvernement ?

« Qu’est-ce qu’un homme de gouvernement ? Ce n’est pas un homme compétent, bien que des connaissances particulières doivent, sans doute, s’allier à ses facultés. Ce qui le distingue, c’est le caractère, la connaissance des réalités et la volonté, si nécessaire, de marcher à contre-courant. Ce n’est pas autre chose.
» Or, il existe une contradiction irréductible entre les qualités requises pour plaire à l’électeur – qui sont toutes d’amabilité – et les facultés qui font l’homme de gouvernement, dures et déplaisantes par définition, car il doit demeurer aveugle aux intérêts particuliers. Voilà pourquoi un tel homme n’apparaîtra jamais dans les rangs des partis. Ce serait contraire à la nature des choses. Qu’un homme de gouvernement se présente : aucun parti n’acceptera jamais de le soutenir. Jamais ! Il n’accepterait même pas d’inscrire son nom sur une liste électorale…»

Propos tenus par le général de Gaulle à Colombey le 3 septembre 1946 - Extrait de « En écoutant de Gaulle » de Claude Guy

vendredi, 8 décembre 2017

Quand le jour d'après ne ressemble à rien

Je n’arrive toujours pas à y croire. J’ai assisté récemment à la conférence la plus inintéressante à laquelle il m’ait été donné d’assister ces dernières années. Pourtant, l’affiche était alléchante. Le sujet d’abord : « Le Jour d’après - Vers un nouveau paradigme économique et énergétique » ; les intervenants ensuite : Olivier Delamarche, Pierre Sabatier et Nicolas Meilhan membres de « Les Econonclastes » dont l’un des plus célèbres représentants n’est autre qu’Olivier Berruyer ; le cadre et le public enfin : 500 personnes dans les magnifiques locaux de l’Ecole Militaire en plein cœur de Paris. On nous promettait de « décrypter la situation économique actuelle », de « tracer les différents scénarii qui pourraient en découler » et aussi, de « s’intéresser à la dépendance de nos économies au pétrole avant de se projeter dans l’après-pétrole. » On n’a eu droit dans la première partie de la conférence qu’à une suite sans queue ni tête de propos confus et décousus, la deuxième partie sauvant ce qui pouvait l’être du naufrage, sans toutefois ne jamais vraiment dépasser le stade de l’alignement de chiffres et de courbes.

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jeudi, 7 décembre 2017

De la domination des multinationales

"Comploter, coloniser, collaborer, corrompre, conquérir, délocaliser, pressurer, polluer, vassaliser, nier, asservir et régir. Douze verbes permettent de résumer la façon qu’ont eue, au XXe siècle, des multinationales telles que Total de s’affranchir des régimes contraignants des États de droit afin de les contraindre, eux, à leur tour, à un univers commercial les liant à l’échelle mondiale. Ils témoignent d’un ordre qui n’est plus celui du droit mais d’une prétendue science – l’économie financière –, en réalité une idéologie se présentant apte à traduire des phénomènes sociaux et psychologiques fondamentaux, à l’instar de la loi de la gravité, alors qu’il s’agit au contraire pour ces nouvelles règles de façonner un monde selon les paramètres de ce discours, afin qu’il tourne à l’avantage des oligarques qui le promeuvent. Par ces douze modalités, les multinationales ont su s’affranchir de toute forme d’encadrement politique, pour devenir progressivement […] la puissance qui domine l’activité publique."

Extrait de « De quoi Total est-elle la somme ? » d'Alain Deneault

samedi, 11 novembre 2017

Douter de soi serait-il la forme ultime de l'orgueil ?

« Le doute de soi n’est pas l’humilité, je crois même qu’il est parfois la forme la plus exaltée, presque délirante de l’orgueil, une sorte de férocité jalouse qui fait se retourner un malheureux contre lui-même, pour se dévorer. Le secret de l’enfer doit être là. »

Georges Bernanos dans « Journal d’un curé de Campagne »

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