dimanche, 28 janvier 2018
Par RST le dimanche, 28 janvier 2018, 12:50
Je suis tombé récemment sur cette
citation de l’économiste Joan Robinson :
“The purpose of studying economics is
not to acquire a set of ready-made answers to economic questions, but
to learn how to avoid being deceived by economists.”
que
j’ai traduite de la manière suivante :
« Etudier
l’économie n’a pas pour but d’acquérir un ensemble de
réponses toutes faites aux questions économiques mais d’apprendre
à éviter d’être trompé par les économistes »
et
que je fais mienne tant il est vrai que c’est le but que j’ai
toujours poursuivi en m’intéressant à l’économie : ne pas
me faire enfumer par les économistes professionnels.
samedi, 16 décembre 2017
Par RST le samedi, 16 décembre 2017, 11:15
« Qu’est-ce qu’un
homme de gouvernement ? Ce n’est pas un homme compétent, bien
que des connaissances particulières doivent, sans doute, s’allier
à ses facultés. Ce qui le distingue, c’est le caractère, la
connaissance des réalités et la volonté, si nécessaire, de
marcher à contre-courant. Ce n’est pas autre chose.
» Or, il existe une
contradiction irréductible entre les qualités requises pour plaire
à l’électeur – qui sont toutes d’amabilité – et les
facultés qui font l’homme de gouvernement, dures et déplaisantes
par définition, car il doit demeurer aveugle aux intérêts
particuliers. Voilà pourquoi un tel homme n’apparaîtra jamais
dans les rangs des partis. Ce serait contraire à la nature des
choses. Qu’un homme de gouvernement se présente : aucun parti
n’acceptera jamais de le soutenir. Jamais ! Il n’accepterait
même pas d’inscrire son nom sur une liste électorale…»
Propos tenus par le
général de Gaulle à Colombey le 3 septembre 1946 - Extrait de « En
écoutant de Gaulle » de Claude Guy
jeudi, 7 décembre 2017
Par RST le jeudi, 7 décembre 2017, 21:51
"Comploter,
coloniser, collaborer, corrompre, conquérir, délocaliser,
pressurer, polluer, vassaliser, nier, asservir et régir. Douze
verbes permettent de résumer la façon qu’ont eue, au XXe
siècle, des multinationales telles que Total de s’affranchir des
régimes contraignants des États de droit afin de les contraindre,
eux, à leur tour, à un univers commercial les liant à l’échelle
mondiale. Ils témoignent d’un ordre qui n’est plus celui du
droit mais d’une prétendue science – l’économie financière
–, en réalité une idéologie se présentant apte à traduire des
phénomènes sociaux et psychologiques fondamentaux, à l’instar de
la loi de la gravité, alors qu’il s’agit au contraire pour ces
nouvelles règles de façonner un monde selon les paramètres de ce
discours, afin qu’il tourne à l’avantage des oligarques qui le
promeuvent. Par ces douze modalités, les multinationales ont su
s’affranchir de toute forme d’encadrement politique, pour devenir
progressivement […] la puissance qui domine l’activité publique."
Extrait de « De quoi Total est-elle la somme ? » d'Alain
Deneault
samedi, 11 novembre 2017
Par RST le samedi, 11 novembre 2017, 13:02
« Le doute de soi
n’est pas l’humilité, je crois même qu’il est parfois la
forme la plus exaltée, presque délirante de l’orgueil, une sorte
de férocité jalouse qui fait se retourner un malheureux contre
lui-même, pour se dévorer. Le secret de l’enfer doit être là. »
Georges Bernanos dans « Journal
d’un curé de Campagne »
samedi, 16 septembre 2017
Par RST le samedi, 16 septembre 2017, 13:17
« Le choix qui administre les carrières se porte plus
volontiers sur ce qui plaît que sur ce qui mérite. »
Charles de Gaulle dans « Le Fil de l’épée »
samedi, 9 septembre 2017
Par RST le samedi, 9 septembre 2017, 13:57
« L’action résistante n’est pas
l'action politique dans une démocratie représentative et il en découle par
force une certaine inadaptation du monde résistant à la vie politique dans une démocratie
représentative. Il se crée une continuité, mais aussi un profond
renouvellement. Et voici l'une des difficultés que rencontre le monde résistant
: il était pour partie inadapté à la poursuite de la vie politique à l'ère
libre »
Claire Andrieu dans « Le Récit
national – Une querelle française » de Jean-Noël Jeanneney
samedi, 26 août 2017
Par RST le samedi, 26 août 2017, 13:02
De Gaulle,
comme on le sait, est d'un genre politique un peu particulier ...
(…)
Il n'a pas
voulu assumer ce programme du Conseil national de Ia Résistance ; il ne I' a
jamais signé, il ne s’en est jamais réclamé, mais ...
(…)
Mais il s’en
est inspiré, et on peut dire que son gouvernement, de la Libération en août
1944 jusqu'à sa démission en janvier 1946, a mis en place la plupart des
mesures qui y figuraient. Celles qui n'ont pas été mises en œuvre du temps de
De Gaulle au pouvoir étaient déjà en préparation sous son gouvernement ;
elles ont été votées au printemps 1946.
Claire
Andrieu dans « Le Récit national – Une querelle française » de
Jean-Noël Jeanneney
samedi, 1 juillet 2017
Par RST le samedi, 1 juillet 2017, 12:36
Extrait
d’un texte de M.Mucherie publié sur Atlantico.fr et que je vous recommande
dans sa totalité :
Prenons un exemple simple, que je connais bien, l’œuvre de Milton
Friedman. Il passe pour un affreux affameur du peuple. Pourtant, c’est le
promoteur de l’impôt négatif et du revenu universel, une idée que les petits
apparatchiks du PS ont tenté (vainement) de proposer en 2017 (en la dénaturant
au maximum, soyons impartiaux). Il passe pour un défenseur des puissants.
Pourtant, il a eu des mots extrêmement durs contre les banquiers centraux indépendants,
leurs mensonges, leur Novlangue, leurs dérives ; là où toutes nos bonnes âmes
aujourd’hui ne remettent pas une seconde en cause les pouvoirs exorbitants de
la BCE, même quand cette dernière prend des libertés (des années de suite) avec
son mandat, sa cible, etc. Il passe enfin pour un pourfendeur intraitable de l’Etat.
Pourtant, en 1948, il propose de financer les déficits de ce dernier à 0%. Et
il était foncièrement hostile, comme les autres grands auteurs de Chicago, à
l’idée de confier les revenus du seigneuriage monétaire à des établissements
privés, si vous voyez ce que je veux dire. Oups, on nous aurait menti ?
une annexe
dimanche, 7 mai 2017
Par RST le dimanche, 7 mai 2017, 11:35
Rien n’est plus difficile que de
contraindre les mots à traduire les évènements, les idées, les passions, les
sentiments. Toute expression est trahison. Nous avons trop vu Saint Louis
travesti en brigand, Jeanne d’Arc en hystérique et Staline en père des peuples,
la tolérance en violence et la violence en liberté, pour ne pas nous méfier des
pouvoirs trompeurs du langage et de l’écriture.
Jean d’Ormesson – Au plaisir de
Dieu
mardi, 28 février 2017
Par RST le mardi, 28 février 2017, 20:55
C’est
dans un texte publié sur La Tribune.fr et auquel, je l’avoue humblement, je
n’ai pas compris grand-chose, que j’ai trouvé ce passage qui m’a paru tout à
fait pertinent, extrait des propos du philosophe Gilles Campagnolo :
« Entre
le savant économiste et le concepteur de l'alternative économique, et encore le
praticien de l'économie, voire le « pilote » aux commandes des machines dont il
peut disposer, la différence demeure comme reviennent au physicien les
principes, à l'ingénieur la conception, au mécanicien la maintenance, au pilote
l'utilisation. Même si la physique et l'économie diffèrent, cette répartition
des rôles y subsiste. C'est à trop demander (et trop précipitamment) au
théoricien (qui parfois aime s'y prêter) le conseil que le mécanicien donne
parfois au pilote que les deux peuvent se tromper (et « aller dans le mur ») -
les exemples abondent dans la tradition du « conseiller du prince » des âges
passés jusqu'à nos jours. Or un physicien, et même un mécanicien, ne sait pas
toujours bien conduire - du moins, ce n'est pas en vertu de ce qu'il est l'un
ou l'autre, si c'est le cas, quoique cela puisse l'aider, ce n'est pas là son
essence. »