Une nouvelle présentation du 100 % monnaie
Par RST le dimanche, 3 février 2013, 11:27 - Monnaie - Lien permanent
Je vous propose une nouvelle
vidéo sur la monnaie, réalisée par un "amateur éclairé". Elle a pour
ambition d’utiliser la représentation visuelle de la feuille comptable afin de mieux
appréhender les mécanismes à l’oeuvre. J’ai particulièrement apprécié la
définition des fonds propres et l’explication du sauvetage des banques. Même si
je ne suis pas nécessairement un partisan convaincu du 100 % monnaie, la
transition du système actuel à l’autre est bien expliquée et les avantages que
l’on pourrait en retirer bien mis en évidence.
Vous la trouverez ici. Bonne lecture et n’hésitez pas à donner votre avis.
Commentaires
Merci beaucoup d'avoir relayé ma vidéo.
Je suis, en effet, très intéressé par l'avis des lecteurs de ce blog.
Premièrement, il n'est pas plus possible de déposer 100 euro de pièces d'or que 100 euros de pomme dans une banque commerciale.
Les pièces d'or ne sont pas plus liquide que les pommes.
Deuxièmement, un état souverain ne peut pas faire faillite si sa dette est dans sa propre monnaie (vous noterez que l'euro n'est pas la monnaie de la France mais de l'eurozone).
Vous n'aidez pas RST, désolée. Laissons donc les Français dans leur ignorance crasse.
@ aliena
Les banques sont nées de la volonté de déposer de l'or dans un lieu sûr. Je reviens plus tard dans la vidéo sur le fait que l'étalon or n'est plus en vigueur.
Que ce soit dans sa monnaie ou non, un Etat peut faire défaut mais ne peut pas faire faillite. Il ne peut pas cesser d'exister financièrement. Tant qu'il existe, alors il existe financièrement.
Ok. Pourquoi ne pas mentionner avant que l'étalon-or n'est plus en vigueur? Je n'ai pas été plus loin que les premières minutes de votre vidéo a cause de ça. Pourquoi utiliser l'or en exemple quand ce système n'est plus utilisé depuis plus de 40 ans? A-t-on vraiment besoin de ressasser ces vielles lanternes?
L'or n'a pas de valeur intrinsèque, sa valeur était légiférée, c'est une construction humaine aussi "artificielle" que le papier monnaie (fiat). La monnaie fiat n'est pas basée sur la confiance, l'acceptation de la monnaie vient de la taxation du gouvernement. Vous devez vous procurez cette monnaie afin d’acquitter vos taxes. Ou c'est la prison.
L’État n'est pas assujetti au risque d'illiquidite. L’État (incluant le Trésor et la Banque Centrale) "a" et "n'a pas" d'argent.
http://frappermonnaie.wordpress.com...
J'en suis au chapitre 7 Épargne et actions, je continuerai plus tard.
@ aliena,
merci pour votre attention à ma vidéo.
Il me semble que l'on comprend mieux le pourquoi du système monétaire actuel avec la notion que les banques se sont construites autour des dépôts d'or. C'est un choix qui peut effectivement être critiqué.
L'or possède bien une valeur intrinsèque contrairement à la 'fiat money' qui elle a une valeur extrinsèque (issue de l'acceptation par une communauté). L'or est un métal précieux qui a une valeur autant pour ses caractéristique chimique et physique que pour son utilisation pour la joaillerie. Le marché ne lui donne pas une valeur, il ne fait que lui donner un prix.
J'expose plus tard dans la vidéo un contre exemple à votre affirmation : "l'acceptation de la monnaie [même sans valeur intrinsèque] vient de la taxation du gouvernement". Conclusion : la monnaie fiduciaire n'est pas nécessairement émise par le gouvernement.
Cependant ce n'est pas le système que je défends. Je défends un système où l'Etat soit le seul émetteur d'une 'fiat money'.
"Quand le gouvernement travaille au désendettement, il travaille a la destruction monétaire"
très bon!
Dette publique = Richesse privée
Encore un détail:
Un État souverain dans sa propre monnaie ne peut pas faire défaut sur des obligations émises dans cette monnaie. Le défaut ne peut être que volontaire.
Le défaut involontaire se passe quand un État a émis des obligations dans une devise étrangère et qu'il ne peut pas maintenir de réserves suffisante dans cette devise (Argentine).
Voici un lien sur la position de Minsky sur le 100% monnaie.
Il était pour cette reforme mais a décide d'abandonner pour les raisons qui sont résumés dans cet article de Jan Kregel.
Minsky and the Narrow Banking Proposal - No Solution for Financial Reform
http://www.levyinstitute.org/pubs/p...
Je continue de visionner.
@ aliena
Je suis d'accord avec vous.
Merci pour l'article, je vais regarder ça.
Bitcoins join global bank network
http://moslereconomics.com/2012/12/...
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WARREN MOSLER: "Been looking at Bitcoins for a while and seems it’s not a currency but a payments system."
"the term ‘currency’ is general enough to use for Bitcoins if you want.
It applies to the various ‘local currencies’ that are used in exchange.
It’s just that Bitcoins don’t seem to be used directly/independently for exchange,
as even those local currencies are. They seem instead to be primarily used as a numeraire
where the particular value is of no particular consequence, to facilitate privacy and
tax avoidance.
That is, why not just pay the $120 dollars for the purchase?
Why use this ‘middle man’ between the two parties who are doing a dollar transaction?
The Bitcoin is more like a boat that carries the dollars from one party to another."
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JCD: "I hate to be cynical, but I don’t see things like bitcoin being particularly successful.
Government is essentially a protection scheme. Citizens cede to the state the legitimate use of violence, and the state is obliged to protect the lawful citizens form each other and foreigners.
The protection takes real wealth and savvy governments have figured out the best way to procure that wealth is through money taxes. The best kind of money for the state to use is fiat money.
So sure, a collective protected by a state umbrella or even cross boundaries (like bitcoin) could emerge, but it will exist as long as the state(s) will allow it to do so. If the state wants bitcoin gone, it’s gone. But bitcoin cannot threaten the state. Therefore Dollars will be preffered to bitcoins.
Bitcoins and the like are merely curiosities.
Je suis d'accord avec la deuxieme analyse mais pas la premiere.
2eme analyse :
Oui, je préconise aussi une monnaie fiduciaire émise par l'Etat. J'utilise Bitcoin comme contre exemple. Donc ce sont des "curiosities" mais à prendre en considération avec le sérieux et la rigueur d'un scientifique qui découvre pour la première fois un matériau étrange qui n'a pas de résistance électrique. Ce n'est pas exploitable tel quel mais on ne peut plus dire "la résistance électrique est une fatalité". De même on ne peut plus dire "la monnaie fiduciaire est nécessairement émise par l'Etat" ni " La monnaie fiduciaire est nécessairement liée à un passif". C'est en étudiant les cas particuliers que l'on comprend la Nature.
La première analyse est fausse. L'auteur ne voit pas l'utilité de Bitcoin car il n'est manifestement pas un utilisateur de cette monnaie et il ne s'est pas penché sur les mécanismes de création de bitcoins (c'est l'avis du 1er commentaire aussi). Bitcoin n'est pas un middle man. Sophie qui a vendu son T-shirt pour 2 bitcoin peut tout à fait aller acheter un autre truc avec ses bitcoins sans passer par des dollars.
De même Pierre peut avoir cumulé suffisamment de bitcoins en proposant sa puissance de calcul, pour acheter des trucs avec; et dans ce cas là à aucun moment une monnaie officielle n'a été échangée pour cette transaction. La monnaie bitcoin porte l'économie de sa communauté utilisatrice.
Pourquoi ne reconnaissez-vous pas cette caractéristique de la monnaie bitcoin, qu'elle ne soit soutenue par aucun gouvernement, comme un sujet remarquable et digne de curiosité? On est bien face à un phénomène de monnaie fiduciaire non-liée à un passif, et non soutenue par un gouvernement. (fiat et fiduciaire ne veulent pas dire la même chose; fiduciaire : issu de la confiance, et fiat : imposé par autorité)
J'ai ré-écouté et re-visionné toute la partie 100% monnaie à partir de la série "15".
Cette partie pourrait être isolée: en effet, pour un lecteur lambda, suivre toute la démonstration pendant plus d'1h15 est quasi impossible et je crains qu'il n'arrive pas en fait à la proposition principale sans se décourager
J'ai aussi une suggestion à faire, c'est de ralentir le débit vocal et la vitesse de passage des diapos (et au sein de celles ci, des transferts d'une feuille à une autre); même avec un peu de connaissances comptables il y a des moments où je n'arrive pas à suivre (c'est peut être du à l'âge, mais plus surement à la vitesse de transition d'un coté à l'autre de l'écran des secteurs des feuilles comptables
)
Malgré ces critiques, cette approche sous forme de feuilles comptables reste fort intéressante.
"Les banques sont nées de la volonté de déposer de l'or dans un lieu sûr."
Je ne sais pas si vous avez lu le papier sur Minsky (vous affirmez a la fin de votre video que Minsky soutien le 100% monnaie mais ce n'est pas le cas):
"The fundamental banking activity is accepting, that is, guaranteeing that some party is creditworthy. A bank, by accepting a debt instrument, agrees to make specified payments if the debtor will not or cannot. . . . A bank loan is equivalent to a bank’s buying a note that it has accepted” (Minsky 2008 [1986], 256). Thus, for Minsky the basic activity of a bank is not the safekeeping of depositors’ coin and currency, nor is it the investment of depositors’ funds because of an informational advantage. Rather, a bank’s basic activity is the creation of its own liabilities, which are used to acquire the liabilities of productive enterprises that it has “accepted”—that is, whose payment it has guaranteed. A narrow bank on this definition is not a bank, but simply a safe house or piggy bank for government issues of coin and currency. It is for this reason that Minsky eventually gave up his support for narrow banking and sought other alternatives to replace Glass-Steagall. The proposal has no more to recommend it today than it did in the 1990s."
Le rôle fondamentale d'une banque n'est pas d’être une tirelire ou un coffre fort, mais bien l’évaluation du risque (solvabilité de ses clients) et la création de ses propres dettes pour acquérir et garantir les dettes d'entreprises productives.
"While a financial system that was regulated via a 100 percent reserve requirement on deposits and a 100 percent ratio of capital to assets for investment trusts would then appear to resolve the conflicting objectives noted by Minsky, such a system could neither ensure the stability of the real economy nor assure stability of the capital financing institutions. First, the real investments chosen could still fail to produce the anticipated rate of return; and second, sectoral overinvestment and financial bubbles could still exist if there were herding behavior by the investment advisers of the trusts that produced procyclical financing behavior. There would always be a risk of investors calling on the government to save them from financial ruin."
Le 100% monnaie ne garanti pas la stabilité de l’économie réelle ni la stabilité des banques.
Le 100% monnaie est un simili étalon-or avec un sérieux biais déflationniste (et avec les terroristes du déficit que l'on a partout, l'injection nécessaire des fonds par la dépense du déficit public ne se fera jamais.)
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"Pourquoi ne reconnaissez-vous pas cette caractéristique de la monnaie bitcoin"
Ce que Warren dit est que pour l'instant bitcoin est principalement un système de payement parce que le bitcoin n'est pas accepté de façon très large.
Son utilisation principale semble être un moyen de transférer des dollars (ou autre devise) d'un vendeur a un acheteur pour éviter les taxes ou être anonyme (wikileaks). C'est un constat de sa part. Je n'ai aucune utilité a faire des transactions avec bitcoin par exemple et c'est probablement le cas de beaucoup de personne.
Maintenant, les gens qui vivent dans des pays qui sont affamés de monnaie parce que le crédit bancaire est en rade et que les politiciens refusent de faire de la dépense budgétaire, auraient très certainement intérêt a utiliser bitcoin (ou autre monnaie locale) pour leurs échanges (sans passer par la case dollar ou euro). Cela nécessite une certaine organisation et ce n'est pas sur que les gouvernements en place laisse faire. Enfin je ne suis pas sure que l’émission de bitcoin par la puissance de calcul ("mining") soit la meilleure façon de mettre suffisamment de bitcoins en circulation, c'est beaucoup trop contraignant (et cela ressemble furieusement a l’étalon-or).
Pourquoi seul l’État frappe monnaie ?
http://frappermonnaie.wordpress.com...
"L’État n’est pas le seul à frapper monnaie parce que les autres n’essayent pas, mais parce qu’ils n’y parviennent pas aussi efficacement : tout comme la police ou l’armée, la monnaie est par excellence un bien commun dont la gestion lui incombe…"
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Dans la vidéo vous affirmez que la banque centrale contrôle la masse monétaire (je sais plus ou) mais la banque centrale ne contrôle pas la quantité de monnaie en circulation. La monnaie issue du crédit bancaire est crée par la demande de crédit faite par des clients solvables. Les taux d’intérêts peuvent influencer cette demande mais pas toujours. On peut voir que les taux zéro aux US et Japon ne relance pas la demande de crédit.
Trop de gens sont déjà surendettés et leur revenus stagnant ne permet pas un nouvel endettement. A moins de retourner au temps des "ninja loans" (no income no job no asset[pas de salaire/de travail/d'actifs]) qui caractérisent les subprimes américains, la création monétaire par le crédit bancaire est bloquée.
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Je rejoins AJH aur la vitesse de passage des diapos, (et aussi le signalement visuel des operations comptables), c'est un peu difficile a suivre. Je vais la re-visionner (quand j'ai le temps ;-)).
@Aliena
Vous écrivez " Le 100% monnaie ne garanti pas la stabilité de l’économie réelle ni la stabilité des banques."
Je suis d'accord sur le premier point qui dépendrait, comme d'ailleurs dans la proposition de Lerner, de la volonté d'injection de monnaie par le couple TP/BC (donc en définitive Parlement et Gouvernement). Par contre la stabilité des banques serait absolue puisqu'en ce qui concerne les dépôts la totalité est garantie en monnaie centrale .
Vous écrives ensuite "Le 100% monnaie est un simili étalon-or avec un sérieux biais déflationniste (et avec les terroristes du déficit que l'on a partout, l'injection nécessaire des fonds par la dépense du déficit public ne se fera jamais.)"
Je ne vois pas ce qui vous permet d'affirmer "simili étalon or" : justement ca n'a rien à voir puisque la quantité de nouvelle monnaie émise chaque année le serait suivant la décision des représentants du peuple et n'est pas sujette à un montant prédéterminé, outre le fait que la monnaie est totalement "garantie".
Je ne vois pas non plus ce qui amènerait à une récession, au contraire, puisque la quantité de monnaie ne serait plus sujette aux "esprits animaux" des banquiers et des emprunteurs.
Je pense que justement il y a la possibilité d'entrevoir une proposition monétaire et économique qui "lie" le chartalisme vertical et la finance fonctionnelle, dans les qualité que je leur reconnais de considérer "qu'un Etat n’a pas à se poser la question de savoir s’il y a assez de recettes fiscales, car en fait il n’en a pas réellement besoin." (et donc la finalité du plein emploi dans des actions contra cycliques), et le 100% Monnaie qui présente l'avantage considérable de permettre de réguler totalement la masse monétaire en laissant aux banques seulement 2 pouvoirs : gérer les comptes monétaires pour les "banques de dépôts" (ou "Compagnies de Sécurité Monétaire"), et l'intermédiation épargnants/ emprunteurs pour les "banques de prêts".
Je rejoins l'analyse de AJ Holbecq notamment le dernier paragraphe. Le chartalisme préconise que l'Etat crée la monnaie. Le 100% Monnaie préconise que ce ne soit que l'Etat qui crée la monnaie.
J'ajouterai que à défaut de garantir la stabilité économique faute de volonté politique, le 100% Monnaie donne les outils afin de stabiliser le système économique (autorégulation des marchés, détermination stricte de la masse monétaire, leviers de régulation du prix de l'emprunt...).
Désolée de répondre aussi tard...
L’État émet deja la monnaie, il est l’émetteur en monopole de la monnaie. C'est comme ça que cela fonctionne. Les banques ne font que le "leverage" de la monnaie d’État. Un système qui repose uniquement sur le crédit bancaire n'est pas stable et ne peut pas être stable. Les économies sont toujours en dépression parce que justement les États refusent de faire du déficit et donc d’émettre la monnaie nécessaire.
Je vous renvoie au papier de Kregel et sur les raisons qui font que le 100% monnaie n'est pas une solution:
"such a narrow banking structure is not, in fact, a solution to our problems. This narrow banking proposal would create a system in which voluntary savings decisions would completely determine investment decisions. This would be a system marked by a chronic tendency toward deflation, making it even more reliant on demand injections from the government. A perfectly separated system would effectively eliminate leverage and liquidity creation; for all intents and purposes, it would eliminate banking. Banks would not be able to finance the process of “creative destruction” essential to innovation. On top of all this, 100 percent reserve banking would still not ensure the stability of capital financing institutions—or the stability of the real economy."
Les choses semblent avancer en tout cas :
http://www.fsa.gov.uk/static/pubs/s...
"Adair Turner, chairman of Britain’s Financial Services Authority and one of the most influential financial policymakers in the world. Turner argues that a virtually surefire method of stimulating economic activity exists today and that politicians and central bankers can no longer treat it as taboo: Newly created money should be handed out to the citizens or governments of countries that are mired in stagnation and such monetary financing of tax cuts or government spending should continue until economic activity revives."
Y a-t-il lieu pour une distinction entre la monnaie et le "leverage" de la monnaie?
Le 100% monnaie n'élimine pas les banques. Il leur interdit de créer de la nouvelle monnaie (du "leverage" de monnaie si vous y tenez tant). Les banques seront toujours là pour héberger les dépôts et faire l’intermédiaire entre les épargnants (dépôts à terme) et les emprunteurs.
Les banques sont déjà un système semi-public.
Voici un lien pour bien comprendre les relations horizontales et verticales du système monétaire:
http://alienaeconomics.blogspot.com...
Le 100% monnaie limite les décisions de prêt au décisions d’épargne et c'est beaucoup trop contraignant pour un économie entrepreneuriale dynamique.
Le role des banques dans ce type d'economie est l'evaluation du risque. Supprimer la création monétaire par les banques (le crédit bancaire) c'est simplement supprimer les banques. C'est la conclusion a laquelle Minsky est arrivé et pourquoi il a abandonné le 100% monnaie. Vous ne voyez les banques que sous l'angle du dépôt d’épargne et ce n'est pas le rôle fondamentale d'une banque.
Une garantie des depots par l'Etat, l'interdiction aux banques de revendre leur prêts ("securitization") sur les marches financiers et les forcer a assumer les risques qu'elles prennent, sera déjà un grand pas.
@ aliena
Il faudra que je lise votre article à tête reposée.
J'ai moi aussi tendance à penser que le 100% monnaie n'est finalement peut-être pas la bonne solution.
Vous affirmez que les liquidités dans le système 100% monnaie ne seraient pas suffisantes pour une économie effervescente car les possibilités de crédits seraient moindres.
Êtes vous-d'accord que cela revient à traiter le problème du prix de l'emprunt?
Celui-ci a été abordé dans ma vidéo : http://www.centpourcentmonnaie.fr/v... à partir de 2:00
@Aliena:
Je reprends la phrase de Tetef "Vous affirmez que les liquidités dans le système 100% monnaie ne seraient pas suffisantes pour une économie effervescente car les possibilités de crédits seraient moindres."
Mais nous sommes tout à fait d'accord ... on a vu les conséquences d'une "économie effervescente" aux USA et en Espagne avec les prêts immobiliers qui n'ont pas pu être régulés par aune augmentation des taux d'intérêts, ce qui aurait été mécaniquement le cas dans un système 100% monnaie . En effet, la demande forte de crédit (épargne => emprunteurs) fera monter les taux d'intérêts et calmera la demande.
C'est, aussi pour Fisher que pour Allais l'intérêt principal du 100% M : éviter les boom et les récessions dues aux "esprits animaux" des emprunteurs .
Laisser faire le marché lors qu'il y a des bulles inflationnistes est catastrophiques car les banques universelles, too big to fall, se retrouveront derrière l'Etat (nous) dès qu'il y a retournement (ce qui arrive à chaque fois).
Ceci dit, Fischer n'est pas opposé (contrairement à Allais plus libéral) à un "coup de pouce" aux banques de prêts en besoin de disponibilités à prêter si le marché des taux devient trop tendu.
Puis je vous suggérer de lire Diatkine : http://www.univ-orleans.fr/deg/GDRe...
Mais de toute façon, pour le moment (en attendant la prochaine crise bancaire) c'est de permettre à la Banque Centrale de financer le Trésor Public à taux zéro, ou plus exactement "sans dette".
Désolé, ma dernière phrase est incompréhensible, il faut lire "Mais de toute façon, pour le moment (en attendant la prochaine crise bancaire) ce qui est important c'est de permettre à la Banque Centrale de financer les "déficits" du Trésor Public à taux zéro, ou plus exactement "sans contrepartie de dette".